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Paris fond pour la sensation Alcaraz

À 19 ans, le prodige est déjà considéré comme l’un des favoris tant sa progression est fulgurante

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Photo AFP Bon joueur et vaincu, Alexander Zverev avait versé du champagne sur la tête de Carlos Alcaraz, champion de la classique de Madrid au début du mois de mai.

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PARIS | C’est le phénomène le plus attendu à Paris depuis que son compatriote Rafael Nadal y a remporté le premier de ses 13 titres, il y a 17 ans. L’Espagnol Carlos Alcaraz, l’homme fort du printemps, fait courir les foules même à l’entraînement, où ils étaient des centaines à applaudir ses prouesses face au numéro 1 mondial Novak Djokovic, vendredi.

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Il n’a que 19 ans et, déjà, il a raflé deux titres de la série Masters 1000, à Miami en mars, puis à Madrid début mai. 

Et ce dernier trophée, le sixième mondial l’a soulevé au terme d’un parcours brillant durant lequel il a battu coup sur coup Nadal et Djokovic, avant de laminer en finale l’Allemand Alexander Zverev, troisième.

Alcaraz épate par sa puissance, son service, sa vitesse, mais aussi, par la diversité de son jeu. 

Car malgré son jeune âge, il maîtrise déjà une foule d’aspects, dont le lob et le jeu au filet. Peut-être même mieux que son compatriote aux 21 titres du Grand Chelem le faisait à 19 ans, font remarquer certains analystes.

Nadal implore les médias

Si bien que Nadal lui-même demande depuis plusieurs mois de stopper le dangereux jeu des comparaisons, implorant les médias et les partisans de laisser Alcaraz « écrire sa propre histoire ». 

« Ce serait génial pour notre pays s’il pouvait remporter 25 titres majeurs, mais laissons-le profiter de ce qu’il vit », a répété l’Espagnol vendredi. 

Les ressemblances entre leurs parcours sont toutefois si nombreuses qu’il est facile de s’y prêter. 

Comme Nadal en 2005, Alcaraz arrive à Roland-Garros dans la peau d’un favori, même si sa véritable éclosion sur le circuit ne date que de quelques mois. 

Il a l’expérience

Mais contrairement à Nadal lors de son premier titre à Paris, le jeune joueur a déjà l’expérience de l’ocre de la Porte d’Auteuil. Il y a atteint le troisième tour l’an dernier, après s’être extirpé des qualifications. 

Sa rentrée 2022 se fera dimanche, vers 9 h 30, heure du Québec, évidemment sur le court central, le Philippe-Chatrier. La première proie dans sa ligne de mire sera le qualifié argentin Juan Ignacio Londero, 141e mondial. 

Seule ombre au tableau : une cheville endolorie qui a poussé le prodige à renoncer au Masters de Rome il y a deux semaines, afin de se reposer pour Roland-Garros. 

Un rival pour longtemps

Cette ascension rapide impressionne grandement Félix Auger-Aliassime, qui voit en Alcaraz un rival pour plusieurs années. 

« Il n’a que 19 ans et déjà, il arrive à produire certaines choses que d’autres joueurs ne réussiront jamais à faire dans leur carrière », a relevé le neuvième favori dans une entrevue au Journal.

« Il est déjà très bon, et il le sera pour les années à venir. J’espère que je pourrai me garder en position de compétitionner avec lui, pour voir qui réussira à gagner le plus souvent, à dominer le tennis. »

Auger-Aliassime et Alcaraz pourraient d’ailleurs se retrouver en demi-finale à Roland-Garros, même si des noms comme ceux de Djokovic et de Nadal se dressent devant eux d’ici là. 

Les deux joueurs se sont déjà affrontés par le passé. C’était en septembre dernier au US Open, et le Québécois menait aisément le match quand son jeune adversaire s’est retiré en raison d’une blessure. 

Mais Félix en conviendra sans doute, à la lumière de la progression fulgurante du jeune champion, leur prochaine confrontation risque d’être beaucoup plus compliquée.  

Tennis express  

Denis Shapovalov en bonne compagnie 

Le Canadien Denis Shapovalov a pris une pause d’entraînement vendredi afin d’assister à un match sur le court 11. Car ce n’était pas n’importe quel match : sa petite amie, la Suédoise Mirjam Bjorklund, y jouait afin d’obtenir son billet pour le tableau principal de Roland-Garros. 

Sous les encouragements de son copain des deux dernières années, la joueuse de 23 ans s’est qualifiée pour le premier Grand Chelem de sa carrière. 

Car même si les amoureux sont tous les deux des joueurs de tennis professionnels, leurs carrières sont fort différentes. À Paris, « Shapo » sera 14e favori, tandis que Bjorklund, plus habituée aux tournois ITF, pointe au 150e rang mondial. 

Bjorklund sera en action dès aujourd’hui contre la Croate Donna Vekic, actuellement classée 101e, et Shapovalov amorcera son tournoi demain, contre le Danois Holger Rune, 40e

Il y aura sûrement un spectateur fort connu sur le court numéro 8 dimanche après-midi. 

Un tirage qui fait jaser 

Il est soumis aux lois du hasard, mais le tirage au sort du tableau masculin fait jaser à Paris. 

Dans la portion du haut se trouvent Novak Djokovic (1), Alexander Zverev (3), Rafael Nadal (5), Carlos Alcaraz (6). Ce qui signifie qu’une seule de ces têtes d’affiche se retrouvera en finale dans deux semaines. 

Félix Auger-Aliassime (9) a aussi abouti dans cette portion « de la mort », lui qui pourrait se mesurer à Nadal en ronde des 16, à Djokovic en quarts et à Alcaraz en demie.

Placés au bas, Daniil Medvedev (2) et Stefanos Tsitsipas (4) doivent la trouver plutôt drôle... « C’est toujours bon de ne pas avoir ces joueurs dans votre partie du tableau », s’est d’ailleurs réjoui le Russe.
 

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