/news/green
Navigation

Piéger les petites bêtes avant qu’un drame ne survienne en F1

Les marmottes et ratons laveurs sont simplement déplacés sur l’île Sainte-Hélène

Circuit Gilles-Villeneuve
Photo Jean-Louis Fortin Ce raton laveur bien gras a été capturé hier matin sur le bord de la ligne droite près du bassin olympique.

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Montréal prend les grands moyens pour se débarrasser des marmottes et autres petites bêtes en prévision du Grand Prix de Formule 1 qui aura lieu dans un mois : elle les piège dans des cages métalliques.

Quelques dizaines de cages pour attraper les mammifères ont été installées au cours des derniers jours le long du circuit Gilles-Villeneuve, sur l’île Notre-Dame. Au fond de celles-ci, on trouve de la nourriture qui sert d’appât.

Et ça fonctionne. Deux petites bêtes s’étaient fait prendre hier matin, lors du passage du Journal

Sous nos yeux, une marmotte n’a rien pu faire lorsque la porte métallique s’est refermée derrière elle.

Plus loin, un raton laveur ayant péché par excès de gourmandise semblait bien penaud, aussi enfermé dans une cage.

Hier, Kaven Gauthier, porte-parole de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), a expliqué que les pièges étaient nécessaires pour assurer la sécurité des pilotes et des animaux lors de la course qui aura lieu lors du week-end des 18 et 19 juin. 

« C’est une priorité pour nous de veiller à la saine cohabitation des activités qui se déroulent sur notre site », a-t-il indiqué.

Le porte-parole a expliqué que les petits mammifères capturés sont « relocalisés sur l’île Sainte-Hélène » dans un délai de 24 heures.

À un autre endroit sur le bord de la piste, une marmotte était aussi prise au piège.
Photo Jean-Louis Fortin
À un autre endroit sur le bord de la piste, une marmotte était aussi prise au piège.

Risque d’accident

Au fil des ans, plusieurs marmottes ont réussi à se glisser sur la piste pendant la course de F1, ce qui peut causer un vrai risque d’accident.

En 2015 notamment, le pilote brésilien Felipe Massa avait dû réagir rapidement pour éviter que sa monoplace ne heurte à pleine vitesse un rongeur téméraire qui avait décidé de se délier les pattes sur la piste.

Trois ans plus tard, une autre marmotte avait eu moins de chance et n’avait pas survécu après avoir été happée par le pilote français Romain Grosjean.

En 2015, une marmotte avait déambulé sur la piste en plein Grand Prix, évitée de justesse par les rapides monoplaces.
Capture d’écran, Youtube
En 2015, une marmotte avait déambulé sur la piste en plein Grand Prix, évitée de justesse par les rapides monoplaces.

Mascotte du Grand Prix

Par le passé, la SPJD a aussi utilisé de l’urine de renard, un prédateur naturel des marmottes, dans l’espoir que ces dernières se tiennent loin du tarmac. « Cette mesure n’est pas utilisée cette année puisque les résultats étaient non-concluants », indique M. Gauthier.

Sur son site web, la SPJD écrit que « les marmottes sont nombreuses au parc Jean-Drapeau et reconnues dans le monde, notamment lors du Grand Prix du Canada ».

On trouve également sur place bon nombre de ratons laveurs et plusieurs renards roux.

En 2018, le Grand Prix du Canada a aussi accueilli comme mascotte officielle une marmotte « plus grande que nature » nommée Vroum.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.