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Quand la balance a chaud

Benavidez and Lemieux
Photo Courtoisie, Esther Lin, Showtime David Benavidez et David Lemieux se sont regardés dans les yeux lors de la pesée, vendredi à Phoenix.

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PHOENIX, ARIZONA | Réglons tout de suite le point. L’instrument sur lequel montent les boxeurs s’appelle un pèse-personne. Mais dans un titre, ça manque de punch. La balance, c’est l’instrument avec deux plateaux avec lequel on mesure les poids de certains objets.

Ç’a aussi donné le signe astrologique.

Mais quand il fait 38 degrés à midi et que le soleil plombe comme un four à convection, la balance, on aurait tendance à s’en foutre.

Ce serait une erreur. Et Michel Hamelin, l’ancien patron de la boxe au Québec, avait les yeux rivés sur l’objet hier sur la plaza devant le Gila River Arena. 

La foutue balance était en plein soleil. Elle devait être calibrée. Et les employés de la commission athlétique de l’Arizona, fraîchement formée, n’arrêtaient pas de la tripoter.

Laissez un portable au soleil sur la plaza à Glendale et en vingt minutes, il est cuit. Pourquoi la balance électronique ne cuirait pas ?

Finalement, quand David Lemieux et David Benavidez ont grimpé sur le pèse-personne, l’écran protégé par un cartable tenu par un quidam, indiquait 166,2 pour Lemieux et 166,4 pour Benavidez. 

Presque deux livres sous le poids ? Le soleil avait-il fait perdre la tête à la balance ? Michel Hamelin avait un air dubitatif : « Je n’affirme rien, je dis seulement qu’ils n’ont pas arrêté de tripoter la balance. Ce n’est pas supposé se passer de cette façon », de dire Hamelin.

En fait, tout le monde craignait que Benavidez ne fasse pas le poids et voilà qu’on le retrouvait à 166 livres. C’est quoi la gamique ? Avait-on truqué la pesée pour s’assurer qu’il ne courrait pas un risque ?

DANS LES RÈGLES

En fait, non. Tant Marc Ramsay que Camille Estephan étaient satisfaits en après-midi : « Ils ont été obligés de changer les batteries de la balance à trois reprises. Elles cuisaient », d’expliquer Estephan.

Et Marc Ramsay qui voyage avec ses instruments calibrés, était d’accord avec le patron d’Eye of The Tiger Management : « David pesait 167,2 livres en quittant l’hôtel. Avec la chaleur et les déplacements, surtout qu’il n’a pas bu, ça explique la livre perdue. C’est pas là que les choses se passent », de dire Ramsay.

En fait, ça se passe plutôt bien. Il y a du respect. Mais les Québécois ne sont pas chez eux. À l’entrée pour la salle d’attente avant la pesée, Camille Estephan et Virginie Assaly, la directrice générale d’EOTTM, n’ont pu aller rejoindre Lemieux et Ramsay : « Mais Benavidez est entré avec une vingtaine de personnes de son entourage et de sa famille. Tout est fait pour avantager le boxeur local. Mais on a connu bien pire », raconte Estephan.

On a vu Jean Pascal être obligé de prendre un avion à six heures du matin pour se rendre à Miami affronter Elbiali. Ou des boxeurs de Marc Ramsay être obligés de changer d’hôtel à cause d’alarmes qui se déclenchaient la nuit sur l’étage occupé par le groupe : « Ou on nous loge dans des hôtels très bruyants pour empêcher les boxeurs d’avoir de bonnes nuits », se rappelle Ramsay.

S’OCCUPER DE SOI

Quand Bermane Stiverne a affronté Deontay Wilder, les deux logeaient dans la même aile. « Sauf que Wilder avait toute sa gang, une centaine de personnes et qu’on était seulement un petit groupe. Il a fallu nous changer d’aile parce qu’on aurait eu un combat avant le combat », se rappelle Estephan.

À Phoenix, on a prévu les imprévus. Pour éviter de se faire trimbaler dans des voitures surchargées, on a loué des VUS pour être autonomes. Et on a vérifié la qualité des chambres à l’hôtel. Faut vérifier le choix de gants et tout ce qui entoure un gala de boxe. On fait confiance, mais on se prépare en cas de mauvaises surprises.

Et il faut maintenant se prononcer sur ce combat qui sera sans doute palpitant.

David Benavidez est plus jeune, il est plus grand et jouit d’un avantage énorme de portée. Il a déjà été champion du monde à deux reprises avant d’avoir 25 ans.

Il est très agressif, il cogne dur et a un sens inné du ring.

David Lemieux a été champion du monde à 160 livres. Il cogne dur et est un homme très intelligent. Il a un mental solide et un cœur de lion.

Son style est parfois unidimensionnel, cela sera un désavantage si le combat dépasse sept ou huit rounds.

Lemieux pour gagner doit le faire par knock-out avant le huitième round. En prenant le risque de rentrer à l’intérieur de la garde de Benavidez. Ça va demander énormément de courage.

Pour toutes ces raisons, je choisis Benavidez par décision unanime ou arrêt de l’arbitre. 

Mais le cœur est avec Lemieux... 

On se sent en sécurité  

Joe the Man
Chronique Tremblay

Photo Julie Bertrand
Photo courtoisie, Julie Bertrand
Joe the Man Chronique Tremblay Photo Julie Bertrand

Donc Lady Ju est allée faire une petite épicerie. Preuve qu’on se sent en sécurité, le client tout juste devant elle portait un joujou de belle couleur. 

Un Glock 9 millimètres dernier cri : « D’habitude, j’en porte deux au cas où. Un pour les individus malfaisants et l’autre pour les animaux sauvages », d’expliquer Joe The Man. 

Le gars devrait venir faire son épicerie à Laval...

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