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Actualiser la compétition culinaire: 5 questions à la réalisatrice de Les chefs!

0521 WE 5 Questions
Photo courtoisie Une scène de l’émission Les Chefs !

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Ce sont des retrouvailles avec la bouffe que Jill a eues en se joignant à Les chefs ! Il y a 7 ans, elle réalisait Vézina, chef responsable. Après quelques émissions de voyages puis Occupation double, elle s’active en pleine pandémie à la nouvelle mouture quotidienne de Star Académie. La même année, elle participe à la création de La Tour qui devient une référence. Avec Marjo – amoureuse (TQ), elle nous a donné un accès privilégié à la grande artiste. Vive et créative, Jill met du rythme dans tout ce qu’elle réalise tout en veillant au bonheur de ses équipes. Avec elle, Les chefs ! amorcent une seconde décennie.

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Tu t’es jointe à l’équipe lors de la 10e saison. Qu’as-tu modifié dans l’approche de réalisation ?

Le public a une grande cote d’amour pour Les chefs ! Nous avons gardé l’essentiel de la façon de faire. C’est une compétition culinaire. Je me suis intéressée davantage à son côté effréné. J’ai gardé le fameux zoom in d’Élyse (Marquis) qui annonce que « ça commence maintenant ». Ça fait partie de la signature des Chefs ! Avec le directeur photo, Charles Martel, on a voulu épurer l’image. J’ai aboli des prouesses techniques afin de tourner plus rapidement, avec plus de légèreté, plus de plaisir. La volonté était de donner un look plus cinématographique. On a peaufiné l’éclairage, l’ambiance. Philippe Beauchemin, qui est réalisateur à la postproduction, assure un montage serré et rythmé.

Jill Niquet-Joyal
Photo courtoisie
Jill Niquet-Joyal

À quoi ressemble une journée de tournage ?

Je fais un meeting avec l’équipe technique à 10 h pour que tout le monde sache le plan de match, les twists, le défi, ce qui est à surveiller. À 11 h, Élyse fait son mot de bienvenue et on tourne en ordre. Parallèlement à la cuisine, on tourne les juges. Le défi dure en général 1 h 30. Toute l’équipe le vit en même temps que les candidats. Après l’atelier de Colombe, on termine avec les entrevues jusqu’à 22 h. C’est intense pour les candidats et pour nous. Mais c’est une production chouchou pour les artisans de la télé qui reviennent d’année en année. L’atmosphère est incroyable. Il y a un bel esprit d’équipe.

Depuis le début de cette 11e saison, je remarque qu’il y a eu beaucoup de défis en duos et même en trios. C’est la tendance de la saison ?

C’est vrai qu’il y a moins de twist avec l’ajout d’un ingrédient, mais davantage de jumelage et de relais. C’est un choix de Carl Dubuc et Dominique Savoie, de vrais passionnés du contenu. Vous verrez que lors d’un des défis en duos, une équipe a eu une synchronicité spectaculaire. Leur résultat est arrivé à l’heure pile avec beaucoup d’élégance. Je pense que cette année il y a une solidarité supplémentaire puisque les candidats ont été confinés ensemble pendant deux semaines. Ils ont créé des liens très forts. On remarque beaucoup d’entraide, d’empathie, de compassion. C’est fréquent de voir un candidat qui a fini son défi venir en aider un autre à monter son assiette. Le succès, on le fait avec qui on est et non avec les fautes des autres. C’est une belle leçon.

Colombe St-Pierre a remplacé Daniel Vézina à titre de mentore. Isabelle Deschamps-Plante s’est jointe aux juges. En quoi ont-elles changé la dynamique ?

Colombe est un gros coup de cœur. Je prédis qu’elle va devenir une des personnalités les plus influentes du Québec. L’autonomie alimentaire et l’utilisation des produits du Québec de saison sont des combats qu’elle mène depuis toujours. Colombe exerce un leadership fort, féministe, actuel. Elle a de l’aplomb, une soif de transmettre, une énergie contagieuse. Je suis fière que le Québec puisse enfin la voir. Ce n’est qu’un début. Isabelle est incroyable. Elle est toujours pertinente et a beaucoup de sensibilité. Elle nous a avoué qu’à un moment, alors qu’elle devait annoncer qui avait moins bien performé, ses genoux se sont mis à trembler. Elle s’est mise à ressentir un choc post-traumatique (elle a été candidate en 2013 et 2014). Nous, on est dans l’action, mais les candidats sont en permanence dans l’émotion. C’est beaucoup de pression. C’est un grand exercice de dépassement de soi.

Une attention particulière est accordée aux produits québécois et même aux retailles de légumes. Les candidats doivent être créatifs !

Daniel Vézina y était déjà très sensible et Colombe poursuit dans cette veine-là. Les gens sont prêts à ça. Les candidats sont issus d’une génération très lucide. C’est une cuisine réfléchie avec des valeurs et une façon de faire à propager pour contrer le gaspillage alimentaire et manger local. Manger est un geste social, politique et économique qui va nous définir. Je suis fière de participer à ça.


Les chefs !, les lundis 20 h sur ICI Télé.

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