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La pause salvatrice d’Andreescu

Après avoir songé à stopper sa carrière, la Canadienne est plus confiante que jamais

TENNIS-ITA-WTA-2022
Photo AFP Iga Swiatek acceptant les félicitations de Bianca Andreescu à la classique de Rome, il y a 11 jours.

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PARIS | Elle a gagné à Indian Wells, à Toronto et aux Internationaux des États-Unis alors qu’elle n’était qu’une adolescente. Mais il aura fallu que Bianca Andreescu se tienne loin des terrains pendant six mois pour qu’elle commence à se sentir vraiment en confiance. 

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Cette longue pause a été salvatrice pour la Canadienne de 21 ans, qui, minée par la pression, a songé à accrocher sa raquette pour de bon malgré son jeune âge. 

« J’ai beaucoup plus confiance en moi maintenant, a-t-elle reconnu hier en conférence de presse. Même si j’ai eu cette coupure. Je me sens mieux mentalement, physiquement. »

Cette confiance et cette bonne forme sont visibles depuis son retour sur les courts, en avril. Pourtant, les tirages au sort des tournois auxquels elle a participé ne l’ont pas épargnée. 

Cinq top-15 

Bien qu’elle ait dû affronter cinq adversaires du top-15, l’Ontarienne a atteint les huitièmes de finale à Stuttgart et à Madrid, puis les quarts, à Rome. Toutes les adversaires qu’elle a battues étaient mieux classées qu’elle. 

L’ancienne quatrième mondiale, qui a chuté au 72e échelon notamment en raison de cette longue pause, joue en évidence bien mieux que son classement ne l’indique. 

Et grâce à des efforts soutenus à l’entraînement, elle se dit prête à en découdre sur l’éprouvante terre battue parisienne, où elle commencera demain par un match face à la qualifiée belge Ysaline Bonaventure, 170e au monde. 

« C’est vraiment bien d’être au top de sa forme physique, a pointé Andreescu. Donc, j’essaie de me lever plus tôt que les autres le matin pour me préparer. Tout ça, je pense que ça va m’aider sur le court. » 

Wimbledon: les joueurs auraient voulu être consultés 

PARIS | La décision de l’ATP et de la WTA de ne pas distribuer de points au classement à Wimbledon, comme représailles au bannissement des Russes et Biélorusses, a choqué certains joueurs qui déplorent de ne pas avoir été consultés.

Une plus grande voix

« Notre opinion n’a pas été prise en compte. J’aimerais qu’on parle collectivement de la situation. J’espère qu’on pourra faire en sorte que les joueuses aient une plus grande voix », a regretté la Canadienne Bianca Andreescu hier, au micro de Radio-Canada.

Andreescu a précisé être contre « la guerre, point final », mais dit avoir écrit à la WTA pour lui faire part de son mécontentement, à l’instar de plusieurs autres joueuses. 

« Pas assez informée »

Sa compatriote Leylah Fernandez a refusé de commenter en conférence de presse, disant « ne pas être assez informée ». 

« C’est une situation complexe dans laquelle nous nous trouvons, a-t-elle ajouté. J’espère que dans les jours à venir, les joueurs seront mieux informés et que nous pourrons nous faire une opinion plus marquée. »

En avril, Wimbledon a décidé de bannir les joueurs russes et biélorusses de sa prochaine édition, qui se tiendra à compter de la fin juin. 

Les organisateurs du tournoi majeur ont pris cette décision afin de faire suite aux recommandations du gouvernement anglais, qui « souhaite limiter l’influence globale de la Russie », à la suite de l’invasion armée de l’Ukraine, à laquelle participe aussi la Biélorussie. 

Tant l’ATP que la WTA, les instances qui régissent respectivement le tennis masculin et féminin, mais pas les quatre tournois majeurs avaient critiqué ce bannissement dès son annonce. 

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