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Retraités à l’école: plus que des bouche-trous

Old male teacher and schoolboy in the classroom
Photo stock.adobe.com (Elnur)

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La «mesure phare» lors de la rentrée 2020 pour lutter contre la pénurie d'enseignants consistait à convaincre environ 800 retraités de reprendre du service.

Comment?

En mettant en place des incitatifs financiers.

Et qu’a annoncé le gouvernement le 24 janvier dernier? Qu’il souhaite pérenniser ces mesures afin de favoriser un retour à l'enseignement du personnel retraité.

Vision étroite

Si vous n’avez jamais fait de la suppléance, je vous invite à aller vivre l’expérience. Vous me direz ensuite si cette vie d'aventure grassement rémunérée vous intéresse.

Les retraités qui lèvent la main pour accepter une suppléance, à court ou à long terme, ont toute mon admiration.

Mais il faut tout de même être culotté pour espérer convaincre un retraité de reprendre du service à titre de suppléant. Je trouve que cette offre est un manque flagrant de reconnaissance.

On sous-exploite leur potentiel. Nos écoles se privent ainsi d’une richesse inestimable.

Un peu d’imagination

On forme beaucoup d’enseignants au Québec, mais on peine à les garder. Un trop grand nombre de recrues quittent la profession dans leurs premières années de pratique.

Pourquoi ne pas favoriser le coenseignement dans les groupes dirigés par des enseignants ayant peu d’expérience? Et pourquoi ne pas demander aux retraités de les accompagner en classe? Pourquoi ne pas encourager cette pratique dans les groupes où il y a davantage de troubles d’apprentissage ou de comportement?

Les retraités pourraient s’occuper d’une partie de l’insertion professionnelle. Ils feraient d’excellents mentors. On pourrait également les solliciter pour les mandats d’enseignant-ressource.

L’embauche de retraités pour favoriser la formation continue et le développement professionnel à l’intérieur des écoles est aussi une piste à explorer. On sait que les directions croulent sous la charge de travail. Pourquoi ne pas les libérer de certains dossiers en les refilant aux retraités intéressés?

En somme, l’ensemble de notre système d’éducation gagnerait à développer l’art d’utiliser les connaissances et l’expérience de nos retraités.

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