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Bianca Andreescu: la reine des retours est de retour

La Canadienne se fait une frousse, mais passe au deuxième tour à Paris

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Photo REUTERS Bianca Andreescu était un peu nerveuse avant son match de premier tour, mais elle a réussi à venir à bout de la qualifiée Ysaline Bonaventure en trois manches.

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PARIS | Bianca Andreescu a puisé dans la résilience qui la caractérise depuis ses débuts professionnels pour remonter la pente une fois de plus, lundi, à Roland-Garros, et venir à bout d’une qualifiée tenace qui a bien failli lui montrer la porte dès le premier tour.  

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Menée par une manche et un bris, tout près du gouffre après s’être retrouvée à trois points de la défaite sur le petit court 7 chargé à bloc, la Canadienne a complètement renversé la vapeur à la fin de la deuxième manche pour l’emporter 3-6, 7-5 et 6-0 face à la Belge Ysaline Bonaventure, 168e mondiale. 

Andreescu l’admet : elle était nerveuse en début de match. 

« Mon jeu allait un peu partout et elle, elle jouait du tennis exceptionnel. Elle choisissait les bonnes tactiques au bon moment », a pointé la joueuse de 21 ans. 

La feuille de statistiques de la première manche ne se retrouvera pas dans la filière de ses meilleures en carrière. Brisée trois fois en six occasions, « Bibi » multipliait aussi les fautes directes, souvent parce qu’elle était débordée par les frappes de son adversaire de 27 ans. 

« J’ai vraiment dû me calmer, revoir mes tactiques, parce que je sentais que ce que je faisais ne fonctionnait pas. C’est ce que j’ai réussi à faire et je suis vraiment satisfaite », a-t-elle expliqué. 

À la fin du deuxième set, l’Ontarienne a retrouvé son jeu offensif, et c’est cette fois la Belge qui a dû revoir ses schémas de jeu. Mais ce fut vain. Andreescu, ayant chuté au 72e rang mondial dans les derniers mois, a ensuite déroulé en troisième manche. 

Failli Perdre son calme

Le dernier set a été marqué par une pause de près d’une heure occasionnée par des averses. Andreescu n’y a laissé que des miettes à son adversaire. 

« J’ai vraiment failli perdre mon calme par moments, mais il fallait que je me contienne, a précisé l’ancienne quatrième joueuse de la WTA. J’ai dû m’adapter, parce que ce n’était pas seulement moi qui jouais mal, c’était aussi elle qui jouait très bien. » 

Andreescu en est à ses premiers matchs sur le circuit depuis cette pause de cinq mois qu’elle avait amorcée en octobre, après le tournoi d’Indian Wells. 

Une pause salvatrice pour sa santé mentale. Car c’est maintenant connu, la Canadienne en arrachait à la fin de la dernière campagne. Elle a même songé à accrocher sa raquette à un moment. 

Et son retour, dans pareilles circonstances, se passe très bien. Elle a atteint la ronde des 16 à Stuttgart et à Madrid, puis les quarts de finale à Rome. 

La combative

Mais lundi, à Paris, dans cette victoire en trois sets, Andreescu a prouvé que malgré les insuccès des dernières saisons, malgré l’incertitude qui l’a habitée pendant quelques mois, elle n’avait en rien perdu de sa combativité. 

Cette grande ténacité l’a aidée à remporter Indian Wells, Toronto et les Internationaux des États-Unis en 2019, alors qu’elle était encore une adolescente. 

À quatre occasions tant à Indian Wells qu’à Toronto, elle avait eu besoin de trois manches pour gagner. Mais où peut-elle puiser pareille résilience ?

« Je tente de ne pas me concentrer uniquement sur mon jeu, a-t-elle expliqué. Je donne aussi du mérite à ma rivale, je tente de trouver des solutions. Et surtout, je me dis toujours : “Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini” », a-t-elle souri. 

Un beau défi

De la ténacité, Andreescu en aura sans doute encore besoin au prochain tour, quand elle se mesurera à la Suissesse Belinda Bencic, 14e tête de série, mercredi. La Canadienne compte une victoire en carrière contre sa prochaine adversaire : c’était justement au US Open 2019, en demi-finale. 

« J’espère que j’aurai réussi à chasser ma nervosité pour de bon, a-t-elle pointé. Mais à chaque premier tour d’un tournoi, je me sens un peu stressée. Une fois que j’ai trouvé mes marques, je souhaite que ça m’aide pour le suivant. »


Mardi marquera l’entrée en scène du Canadien Denis Shapovalov, 14e favori, qui affrontera le Danois Holger Rune, 40e mondial, vers 5 h, heure du Québec. Félix Auger-Aliassime, Leylah Fernandez et Bianca Andreescu seront de retour mercredi.  

En direct de paris  

Les panamas de Roland-Garros

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Photo AFP

Ils avaient cédé leur place lundi aux parapluies aux couleurs de Roland-Garros, mais par les belles journées ensoleillées à la Porte d’Auteuil, le panama est partout dans les gradins. Il y a toujours eu à Roland cette folie des chapeaux. Depuis quelques années, c’est le panama — venant pourtant d’Équateur — qui est l’article mode par excellence dans les estrades. Si plusieurs spectateurs ont reçu ce cadeau de la part d’un commanditaire du tournoi, il est aussi possible de retrouver ces couvre-chefs en paille dans les boutiques qui abondent sur le site. Mais le panama n’est pas pour tous les portefeuilles. La version haut de gamme, faite de paille véritable, vous coûtera 95 euros, soit quelque 130 $. Par chance (!), il existe aussi des versions fabriquées de matières synthétiques, qui se détaillent entre 61 $ et 88 $. En 2017, le site L’Express estimait que quelque 2000 panamas avaient été vendus au cours de la quinzaine parisienne. Mais si vous voulez seulement protéger votre tête des insolations, une simple casquette fait aussi l’affaire. Promis ! 

Le petit-déjeuner des Français

Battue au premier tour dimanche par la Polonaise Magda Linette, la Tunisienne Ons Jabeur s’est dite déçue de devoir jouer sur le Philippe-Chatrier à 11 h. Et pas seulement parce qu’elle n’a jamais gagné sur le court principal à Paris.

« Les spectateurs étaient en train de manger leur petit-déjeuner. Il n’y avait presque personne quand on a commencé, c’est dommage ! »

Il est vrai que les Français ont cette réputation d’arriver tardivement aux premiers matchs de la journée, même sur les plus gros courts, sur lesquels sont programmées les meilleures confrontations.

« Débuter un dimanche à 11 h était très dur à avaler. C’était trop tôt ! » a renchéri celle qui était sixième favorite. 

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