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Alicia Despins sort du lot

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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Devenue la plus jeune élue de l’histoire de Québec en 2017, à 23 ans, Alicia Despins s’est distinguée récemment comme première représentante de la région à recevoir le prix Personnalité de la relève municipale. Rencontre avec une politicienne qui sort du lot.

De l’aveu de la principale intéressée, qui siège dans l’opposition depuis l’automne, le contexte était « quand même intense » lors de la remise du prix au congrès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). 

C’était « la même journée que Régis (l’ex-maire de Québec est devenu membre honoraire), les 100es assises, le retour en personne, un deuxième mandat. Tout était bien placé, c’était parfait ! », considère la principale intéressée, rencontrée à son bureau de l’arrondissement des Rivières, dont elle est la présidente. 

Son dossier arrivait loin devant pour ce qui est du pointage attribué par le jury pour ce prix, qui est remis depuis 2008.

Parmi les critères se trouvent l’originalité, le leadership, les impacts concrets pour les citoyens de la municipalité et de constituer un modèle pour les jeunes de la municipalité.

« Vieux » rêve 

En devenant conseillère en 2017, Alicia Despins a réalisé un rêve qu’elle chérissait depuis ses 17 ans. La politique l’intéressait beaucoup, et le municipal, plus proche des gens, l’attirait.

Auparavant, elle avait fondé un parti politique municipal avec des amis. C’était l’année de la grève étudiante, qui lui avait insufflé une bonne dose d’adrénaline. 

Puis, elle avait tenté sa chance auprès de l’Équipe Labeaume, en 2013. Sa candidature n’avait pas été retenue, mais « chaque année, je faisais mes démarches », dit-elle en souriant.

Entre-temps, elle a travaillé au sein du parti, puis au cabinet de Sébastien Proulx, qui deviendra ministre de la Capitale-Nationale lorsqu’elle siégera comme conseillère. 

Rappelée en 2017 par l’Équipe Labeaume, entourée d’une équipe de jeunes, dont son frère, elle l’emporte avec la plus forte majorité.

Dans cette équipe, la conseillère de Vanier-Duberger a siégé pendant quatre ans au comité exécutif, où elle était responsable de la culture, de la techno-culture et des grands événements.

Elle adore ce milieu « très riche et exceptionnel » qui la stimule. 

Véritable deuil

Depuis l’automne, Alicia Despins se familiarise avec son nouveau rôle dans l’opposition, dans lequel elle a « du fun ».

« Depuis 15 ans, on n’avait pas vraiment eu d’opposition constructive à Québec », dit-elle, soucieuse de travailler pour la Ville et refusant de se contenter de « s’opposer pour s’opposer ».

Au début, la défaite a été difficile à avaler et « ç’a été un véritable deuil ». « C’est en étapes, les deuils, alors ça prend plusieurs mois. »

Elle ne prend plus les décisions et ne dispose évidemment plus des mêmes leviers pour soutenir la culture.

« Il y a aussi tout un côté d’équilibriste où je voudrais porter leurs dossiers et les défendre, mais où je ne veux pas leur nuire non plus ».

Alicia Despins apprécie la confiance que lui accorde Claude Villeneuve, chef du parti rebaptisé Québec d’abord.

Aussi drôle que ça puisse paraître, elle est devenue l’une des doyennes de l’équipe, en matière d’expérience. 

Quant à savoir comment elle envisage sa carrière en politique, l’élue n’a pas vraiment de plan.

Détentrice depuis peu d’une maîtrise en admi-nistration publique de l’ÉNAP, elle envisage le doctorat.

Elle a pu constater, au cours de sa formation, que le service public demeure son fil conducteur. 

Plus de jeunes font eux aussi le saut en politique municipale ces dernières années, constate avec bonheur celle qui risque d’en inspirer plus d’un.

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