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Faux rendez-vous de vaccination: une ex-organisatrice de Duhaime accusée de méfait

Sylvie Paradis aurait tenté d’embourber le système de rendez-vous de vaccination contre la COVID-19

Eric Duhaime
Photo d'archives L’association du comté de Matane-Matapédia du Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime, ici avec Sylvie Paradis.

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Une ex-organisatrice de comté du parti d’Éric Duhaime a formellement été accusée de méfait pour avoir embourbé la campagne de vaccination de la COVID-19 en créant des dizaines de faux rendez-vous, à l’hiver dernier.

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Notre Bureau d’enquête révélait à la fin du mois de mars que Sylvie Paradis, 54 ans, avait été arrêtée par la Sûreté du Québec après avoir créé une cinquantaine de faux rendez-vous sur la plateforme Clic Santé.

Cette adepte de discours complotistes a officiellement comparu sous trois chefs d’accusation par procédure sommaire, le 10 mai, à Matane.

Selon les documents judiciaires, on lui reproche d’avoir « empêché, interrompu ou gêné des Québécois dans l’emploi, la jouissance ou l’exploitation légitime d’un bien d’une valeur ne dépassant pas 5000 $, soit : des vaccins ».

On l’accuse aussi d’avoir commis un méfait à l’égard de données informatiques, en plus d’avoir transmis sciemment de faux renseignements.

Les faits reprochés se seraient produits entre le 12 décembre 2021 et le 5 janvier 2022, à Matane et à Amqui.

Sylvie Paradis a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité. Le dossier doit revenir à la cour le 30 août.

Publications Facebook

Rappelons que la quinquagénaire avait dévoilé les détails de son stratagème allégué par l’entremise de deux publications sur le site de réseaux sociaux Facebook, en décembre 2021. 

La résidente de Saint-Léandre, dans le Bas-Saint-Laurent, affirmait alors prendre de faux rendez-vous pour la « piqure COVID [sic] » en inscrivant des informations erronées dans les formulaires de réservation. 

« Pour qu’il ai le moins de rdv disponible [sic] », écrivait-elle. 

Sylvie Paradis avait aussi fait les manchettes après qu’un signalement eut été logé à la Sûreté du Québec en lien avec un autre message sur Facebook. 

En janvier dernier, la quinquagénaire aurait réagi à la publication d’une image d’une mitraillette, sur la page d’un contact Facebook. 

En commentaires, elle aurait répondu à ce contact qu’il pourrait « aller au parlement de Québec avec ». 

La dame ne fait face à aucune accusation en lien avec cette affaire.

Notons que Sylvie Paradis occupait depuis le début de l’année la vice-présidence de l’Association de circonscription du Parti conservateur du Québec dans Matane-Matapédia. 

Elle a depuis démissionné. Le chef du parti, Éric Duhaime, avait condamné les actions de cette militante, qu’il assurait ne pas connaître personnellement. 

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