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La Santé publique évaluera un mémoire sur le nickel

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La Direction nationale ​de la santé publique analysera finalement les nouvelles informations alarmantes sur la hausse de la norme de nickel dans l’air qui ont été dévoilées par l’Association des médecins pour l’environnement.

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«Dans un souci constant de prioriser la santé et la sécurité de la population, la Direction générale de la santé publique (DGSP) retient votre suggestion d’analyser les informations que vous nous avez transmises, avec l’aide de son réseau d’experts», a écrit le cabinet du Dr Luc Boileau à l’Association. 

Le ministre de l’Environnement du gouvernement de la CAQ, Benoit Charette, a quintuplé la norme quotidienne d’émission de particules de nickel dans l’air pouvant être rejetée par les industries. 

Nouveaux éléments

La présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement, la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, a récemment alerté la santé publique de nouveaux éléments inquiétants liés au dossier. 

Le nickel sous forme de pentlandite, un sulfure qui pourrait être cancérigène et qui se retrouve dans l’air de la ville de Québec, n’aurait pas été pris en considération.

Puis, la DGSP, alors sous la gouverne du Dr Horacio Arruda, se serait basée sur une revue de littérature dont l’expertise s’arrêtait en 2011. Pourtant, une revue beaucoup plus récente et qui s’étire jusqu’en 2021 existe, plaide l’Association. Après la sortie de l’Association, le ministre de l’Environnement avait affirmé que les informations dévoilées étaient «inexactes». Or, le Dr Luc Boileau, qui avait premièrement refusé de réétudier le rapport de son prédécesseur, a finalement décidé d’analyser les nouveaux faits avancés. 

«Je suis satisfaite de l’ouverture démontrée. J’ai confiance que le niveau de preuve que nous avançons dans notre mémoire est suffisant pour que la santé publique nationale apporte des nuances à son avis antérieur», a mentionné à notre Bureau parlementaire la Dre Pétrin-Desrosiers. 

Inquiétudes

Le premier ministre, François Legault, signalait lors de l’étude des crédits que cette hausse était nécessaire pour «être capable» de fabriquer les batteries et créer des «emplois payants». Québec s’appuie justement sur un avis positif émis par la direction nationale de santé publique pour légitimer sa décision.

Les opposants et les inquiétudes se sont toutefois multipliés depuis, principalement dans les secteurs de Limoilou à Québec ainsi qu’à Rouyn-Noranda où la qualité de l’air est affectée par le nickel et d’autres polluants.

Même les 18 directions régionales de santé publique du Québec s’opposent à cette hausse. Malgré tout, le ministre de l’Environnement ne bronche pas et refuse toujours de revenir sur sa décision.

«Mais ça deviendrait encore plus gênant à défendre comme position si l’ensemble des autorités en santé s’y opposent en raison de risques non négligeables pour la santé», a mentionné la Dre Pétrin-Desrosiers. 

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