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Éducatrices en classe: un duo aux impacts positifs

Éducatrices en classe: un duo aux impacts positifs
Photo d'archives

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Ma collègue Daphnée Dion-Viens nous apprenait récemment qu’une centaine d’écoles primaires participeraient à un projet pilote qui permettra à des éducatrices de services de garde d’aller prêter main-forte aux enseignantes en classe.

À ce propos, j’ai discuté avec Carine Dubé, directrice de l'école de Château-d’Eau. Il y a déjà trois ans, elle a décidé de former des dyades de travail avec ses enseignantes du préscolaire et des éducatrices de son service de garde.

Un projet précurseur

Au bout du fil, cette directrice dynamique s’enflamme lorsqu’elle parle de son initiative: «Nous avons mis en place ce projet dans mon école depuis 2019 et les impacts sont positifs sur tous les plans.» 

Le projet développé avec les années vise d’abord à favoriser le développement de l’autonomie de l’élève, dès la rentrée, afin de le rendre plus disposé à apprendre. Une plus grande confiance des enseignantes dans leurs compétences et l’augmentation de la rétention du personnel du service de garde sont également des objectifs poursuivis par le projet.

Les impacts

Depuis sa mise en place, l’équipe de l'école a pu observer de nombreux impacts positifs:   

  • Développement plus rapide de l'autonomie chez les élèves;   
  • Amélioration du soutien offert auprès des élèves plus lents ou qui ont besoin de plus de répétitions pour apprendre ou agir;   
  • Amélioration du soutien offert auprès des élèves plus rapides qui ont besoin de plus de défis pour demeurer motivés;   
  • Diminution de la fatigue chez les enseignantes compte tenu de la grande hétérogénéité des groupes et des rythmes d’apprentissage;   
  • Diminution du nombre de TES pour les élèves en bas âge;   
  • Augmentation de la prévention par une réponse plus rapide en amont des difficultés;    
  • Amélioration du climat de l’école et développement de belles dyades de travail qui se transfèrent dans d'autres sphères de notre milieu;   
  • Les éducatrices du service de garde ont plus confiance dans leurs compétences;    
  • Amélioration de la cohésion des consignes données par les adultes;   
  • Meilleure acquisition des connaissances de base et des habiletés préalables à la lecture et à l’écriture.      

Travailler en équipe

Les retombées sont si positives que le projet a pris de l’ampleur avec les années. Après le préscolaire, ce fut au tour des classes de 1re année (an 2), puis celui des classes de 2e année (an 3). En prévision de la prochaine rentrée, Mme Dubé étendra le service aux élèves de 3e année... et si le financement du ministère de l’Éducation est au rendez-vous, à l’école au complet.

Néanmoins, ce succès n’est pas le fruit du hasard. Il a fallu définir clairement les rôles de chacun: enseignantes, éducatrices, TES et orthopédagogues. Selon la directrice, «pour que ça fonctionne, il faut travailler ensemble. Il faut croire à l’apprentissage, à la pédagogie et en notre personnel. Il faut utiliser les forces de chacun». 

À mon avis, en raison de son humilité, elle a «oublié» un ingrédient essentiel au succès: la présence d’un leader pédagogique afin d’assurer la cohésion et la progression de l’équipe. 

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