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H5N1: très dangereuse pour les oiseaux, mais pratiquement pas pour les humains

Ariane Massé, biologiste
PHOTO COURTOISIE, MFFP Ariane Massé, biologiste

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H5N1, la souche de grippe aviaire qui frappe le monde actuellement n’est pas anodine en termes d’impact sur ses victimes, les millions d’oiseaux sauvages et de volailles qu’elle a entraînés dans la mort ces derniers mois. Elle est désignée par les experts comme une influenza aviaire «hautement pathogène», donc très apte à rendre malade, les oiseaux, mais très rarement les humains.

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«Il y a certaines souches qui peuvent causer des mortalités importantes pour la volaille domestique, mais c’était un virus qu’on considérait faiblement pathogène. S’il entrait dans un élevage, il ne causait pas de mortalité importante», précise la biologiste Ariane Massé, de la Division de la biodiversité et de la santé des animaux sauvages au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Mais la situation est toute autre cette année, alors que des centaines de carcasses de fous de Bassan sont dénombrées aux Îles de la Madeleine et une cinquantaine sur l’île Bonaventure à Percé jusqu’à maintenant (voir autre texte) sans compter les spécimens trouvés un peu partout le long du littoral gaspésien et le long du fleuve dans le Bas-Saint-Laurent.

«Les oiseaux sauvages sont le réservoir naturel du virus, principalement les oiseaux aquatiques comme le canard, les bernaches et les oies. Chez certaines espèces, les oiseaux n’auront pas de symptômes, mais portent le virus et le propagent le long des couloirs migratoires», explique Mme Massé.

Les premiers signalements de grippe aviaire chez le fou de Bassan ont été faits vers le 14 mai aux Îles de la Madeleine et cinq spécimens ont été envoyés en laboratoire et ont été déclarés positifs le 24 mai.

«On a eu la confirmation qu’ils étaient porteurs du virus et avaient des lésions aux organes caractéristiques de la grippe aviaire», mentionne la spécialiste.

En Gaspésie, la semaine dernière, des cas étaient rapportés près de l’île Bonaventure, notamment dans la région de Chandler. Par la suite, des carcasses ont été retrouvées dans la Baie-des-Chaleurs, près de Gaspé et à Sainte-Anne-des-Monts.

Le virus qui circule présentement est apparu à l’automne 2020 en Europe et à la fin décembre 2021 dans certaines régions de l’Amérique du Nord. Le Québec a été touché à partir du mois d’avril dernier.

La biologiste se veut rassurante mentionnant que le risque de contamination vers l’humain est très faible.

«Malgré les cas documentés, on a un seul cas humain en Angleterre et un seul cas aux États-Unis. C’étaient deux personnes qui travaillaient avec de la volaille domestique contaminée. C’est tout à fait correct d’aller aux Îles de la Madeleine ou à l’île Bonaventure», conclut la biologiste.

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