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Pas de C.A. pour les personnes coupables de crimes à caractère sexuel!

Pas de C.A. pour les personnes coupables de crimes à caractère sexuel!

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Comme tout le monde, j’ai été complètement renversée lorsque nous avons appris récemment que Rénald Grondin, le président de la FTQ-Construction, avait pu être élu à ce poste malgré qu’il ait été reconnu coupable auparavant de harcèlement sexuel envers une employée par la Commission des lésions professionnelles.

Alors que la Commission des finances publiques vient de terminer l’étude d’un projet de loi visant notamment à revoir la gouvernance des sociétés d’État (PL4), la porte était ouverte pour prendre les mesures nécessaires afin de nous assurer qu’une telle situation ne se reproduise plus jamais.

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La loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’oeuvre dans l’industrie de la construction empêche à toute personne reconnue coupable de crimes tels que trafic de certaines drogues, infraction à une loi fiscale ou encore de vol, pour ne nommer que ceux-là, d’occuper une fonction de direction d’une association de salariés visés par la loi, par exemple la FTQ-Construction, ou sur le conseil d’administration de la Commission de la construction du Québec. Malheureusement, le harcèlement sexuel ou même une agression sexuelle n’y sont pas considérés. C’est insensé.

Amendement nécessaire

C’est pourquoi, au Parti libéral du Québec, nous avons présenté un amendement au PL4 visant à corriger cette situation et à inclure dans les motifs d’inéligibilité la culpabilité à des crimes, des infractions ou des inconduites à caractère sexuel ou en matière de harcèlement, devant toute instance au Canada comme ailleurs.

Alors que, comme législateur, nous avons le devoir de «rebâtir la confiance», le gouvernement caquiste a rejeté notre amendement. Je ne comprends tout simplement pas pourquoi la CAQ refuse de reconnaître que de tels comportements doivent être un frein aux ambitions de certains. Comment la ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, peut-elle endosser cette position?

Inaction de la CAQ

Par ce geste, le gouvernement caquiste banalise les crimes, les infractions et les inconduites à caractère sexuel qui, je le rappelle, touchent en grande majorité des femmes. C’est inadmissible.

Nous sommes en 2022! Alors que l’on encourage les victimes à les dénoncer haut et fort, comment pouvons-nous cautionner de tels comportements en continuant de permettre à des agresseurs d’occuper des fonctions aussi importantes? Il était temps d’agir et la CAQ a refusé.

Isabelle Melançon, députée libérale de Verdun et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine

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