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LA GALANTERIE

Gallant

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Un jour, il faudra bien et mieux reconnaître son étonnante valeur, et ce jour est peut-être plus près qu’on ne le croit. Le verrons-nous avec une coupe Stanley au bout des bras ? Voilà près d’une quarantaine d’années que Gerard Gallant, le p’tit gars de l’Île-du-Prince-Édouard, roule sa bosse dans la LNH. 

Comme joueur, comme instructeur ou assistant, Gallant est une véritable machine de hockey. Il analyse, il enseigne, il exige et il obtient.

Gallant venait d’avoir 17 ans lorsqu’il est arrivé à Sherbrooke à la belle époque des Castors, et dès sa première saison, il a dépassé les 100 points. Ceux qui ont joué contre lui s’en souviendront. Ils se sont sûrement fait pincer à plus d’une reprise le long de la rampe. Il était raide et ne reculait devant personne. 

Pas un mot de français, discret, effacé même, mais combien efficace sur la glace. C’est ce qu’il demande et redemande à ses joueurs quand il dirige. Pas de tricheur à bord.

Les joueurs du Lightning se demandent ce qui leur arrive après deux défaites consécutives contre les Rangers. Il leur arrive que leurs rivaux ont acheté le plan de match de Gallant. Tampa n’est pas sorti du bois.

En 2018, Gallant avait réussi un véritable tour de force en menant les Golden Knights de Vegas jusqu’en finale de la Coupe Stanley à leur toute première saison dans la LNH. Tout le monde était sur le dos, mais pas Gallant. Ce n’était pas un hasard. Depuis qu’on l’a congédié, Vegas n’est plus dans les meilleurs, il n’y a plus de miracle.

L’an dernier, les Rangers de New York ont été incapables de se tailler une place en série. Cette année, sous Gallant, le même club semble se diriger vers la grande finale.

Lors de son passage dans le Junior majeur avec les Sea Dogs de Saint John, il y a une douzaine d’années, Gallant et ses joueurs ont gagné la coupe Memorial, deux fois la coupe du Président, et Gallant lui-même a été choisi meilleur instructeur du circuit à deux reprises en trois ans.

En passant, Gerard Gallant est passé dans notre cour pendant deux saisons comme assistant avec Michel Therrien, il y a 10 ans.

GARE À TAMPA

Gallant a un fichu caractère, mais il connaît le boulot. Il a été congédié cavalièrement à Miami et à Vegas, mais il réapparaît toujours parce qu’on sait et qu’on reconnaît sa compétence. Les résultats sont là.

Il a porté les couleurs des Red Wings de Detroit pendant neuf ans et il savait tout faire sur la glace. Compter des buts, appliquer de la robustesse, se signaler en défensive... un joueur d’équipe. Aujourd’hui, il informe et il éduque.

Ironiquement, il a joué ses deux dernières campagnes dans la Ligue nationale avec le Lightning de Tampa, l’équipe qu’il voudrait bien sortir du portrait cette semaine. Gerard ne sera pas très Gallant. 

De l’enclave  

  • Roland Garros était-il un grand joueur de tennis ? Non, rien à voir. Il était un pilote de guerre français, décédé dans un combat aérien en 1918. Il fut le premier à traverser la Méditerranée dans les airs. Excellent cycliste, bon joueur de soccer et pianiste talentueux. Au tennis, comme vous et moi.
  • Jamais je n’effacerai les derniers textos échangés avec Guy Lafleur.
  • Pour son genou, Carey Price consulte des docteurs à New York et à Pittsburgh. Montréal ? Pas confiance ?
Gallant
Photo d'archives, Martin Alarie
  • Le trophée Bill Masterton à un gars qui a joué cinq matches. Comme on dit à l’Académie française : « J’la pogne pas ! »
  • Bonne idée ! Jeudi prochain, c’est le tournoi de Golf & Gastronomie pour la Fondation de l’hôpital Honoré-Mercier (Saint-Hyacinthe). Présidents d’honneur : Serge Savard et Marcel Gagné du Canadian Tire de l’endroit. Encanteur : Yvon Lambert et son marteau. Ouf !
  • Adorable et brillant le slogan des pourvoiries du Québec : « Généreuses de nature ».
  • J’espère que vous profitez de la fête de la Pêche au Québec. Elle se termine aujourd’hui cette idée géniale de permettre la pêche sans permis, pour s’initier.
  • Demain, Ron Fournier et ses célébrités seront de la Classique de golf Serge-Lemieux au profit de la Fondation de l’Hôpital Charles-Le Moyne. Un événement très couru sur le parcours Pinegrove.
  • Combien de temps d’après vous pour remettre le Canadien sur les rails ? Selon moi, minimum cinq ans.
  • Bonne retraite à Russel Martin après une carrière exceptionnelle au baseball majeur. Enfin, l’été, il pourra aller voir maman sous le soleil de Paris. Saviez-vous que le père de Russel jouait du saxophone dans le métro de Montréal pour payer les études de fiston ?
Gallant
Photo d'archives, AFP

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