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Intérêt élevé pour les données sur la qualité de l’air

Plusieurs citoyens de Limoilou consultent en ligne les résultats des capteurs installés chez des ménages

Serena Bilodeau, Limoilou
Photo Jean-François Racine Séréna Bilodeau, bachelière en environnement et résidente du Vieux-Limoilou, avait reçu le premier capteur de particules fines pour mesurer la qualité de l’air.

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Deux semaines après l’installation de capteurs de particules fines pour mieux mesurer la qualité de l’air dans Limoilou, les données sont suivies très étroitement par des citoyens intéressés.

• À lire aussi: Limoilou: des citoyens installent 75 capteurs d’air

« Ce projet est vraiment plus populaire que ça aurait pu l’être. On a toujours accès aux données sur internet. J’étais sceptique sur les endroits choisis, mais j’ai très hâte de voir ce qui va sortir », explique Séréna Bilodeau, qui a reçu le premier capteur sur son balcon du Vieux-Limoilou, sur la 1re Rue, près des bretelles autoroutières. 

Titulaire d’un baccalauréat en environnement, la jeune femme consulte très fréquemment les données disponibles en ligne.

Des variations

« Ici, ce n’est jamais les mêmes résultats qu’ailleurs, alors ça me dit que c’est vraiment dégueulasse. Il y a eu trois jours au-dessus des normes avec un impact direct sur mon état physique », affirme Mme Bilodeau, qui se garde toutefois une réserve sur l’interprétation des résultats qui fluctuent beaucoup selon les heures et les jours. 

Un résultat alarmant pourrait provenir d’un rejet de l’incinérateur, mais également d’un événement ponctuel comme un incendie important survenu à proximité. 

La citoyenne craint également que les études à venir soient basées sur des capteurs positionnés dans des endroits moins chauds, et ne représentent pas vraiment l’ampleur du problème.  

Tout près du capteur installé, le divan de son balcon semble recouvert de particules. « Je passe un aimant et ça colle dessus. C’est du métal. Il y a tellement de résidus qu’on serait capable de les mettre dans un bocal pour les analyser », ajoute-t-elle.

Déménagement

Après deux ans dans le quartier, Séréna Bilodeau a choisi de quitter le quartier le 1er juillet, et ce, même si son entreprise se nomme Limoiland.

« C’est un deuil. J’ai toujours les pieds noirs et la maison reste toujours sale. Je m’en vais à Saint-Malachie au bord de la montagne. »

Invoquant « l’insuffisance » des données gouvernementales, le projet Limoil’Air sera déployé jusqu’en juin 2023.

Le professeur et chercheur Guillaume Simard a ainsi fixé le dispositif qui collectera des données sur la qualité de l’air.

Alimenté en électricité, chaque capteur est connecté au réseau wifi et des données sont envoyées de façon régulière, toutes les deux ou trois minutes.

Quelque 75 ménages du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets sont munis de capteurs.

Le projet coûtera 40 000 $, financés majoritairement par la Caisse Desjardins et par l’enveloppe budgétaire de Sol Zanetti, député solidaire du secteur. 

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