/sports/others
Navigation

Pamela Ware peine encore à tourner la page

La plongeuse est hantée par son raté en demi-finale olympique à Tokyo

DIVING-OLY-2020-2021-TOKYO
Photo d'archives, AFP Pamela Ware au moment où elle glisse du tremplin aux Jeux olympiques de Tokyo, le 31 juillet.

Coup d'oeil sur cet article

La plongeuse Pamela Ware a été frappée de plein fouet quand elle n’a pas été en mesure de se qualifier pour les Mondiaux aquatiques pour la première fois de sa carrière.

« Ce fut vraiment difficile au début et j’étais un peu perdue, a confié la double olympienne. Je ne savais pas quoi faire. C’est la première fois de ma carrière que ça m’arrive. »

Ware a terminé au troisième rang aux tremplins de 1 m et de 3 m lors des Nationaux d’été disputés à Victoria du 27 au 29 mai. 

Les deux premiers de chaque épreuve ayant respecté les standards de Plongeon Canada ont obtenu leur billet pour les mondiaux aquatiques qui débuteront samedi à Budapest et les Jeux du Commonwealth, qui se dérouleront du 28 juillet au 8 août à Birmingham, en Angleterre.

Les événements des Jeux de Tokyo, où elle a complètement bousillé un plongeon au tremplin de 3 m, sont encore bien présents dans sa tête. 

« Les événements dramatiques de Tokyo me jouent encore dans la tête, a-t-elle reconnu. Ça me prend plus de temps que prévu de passer par-dessus. J’ai refait le même plongeon après les Jeux, mais j’ai finalement décidé d’arrêter parce que c’était trop difficile mentalement. J’adorais ce plongeon et je me disais qu’il s’agissait seulement d’une erreur. J’étais la seule fille au monde à le faire. »

Éviter la blessure

À son dernier plongeon en demi-finale, Ware a raté son saut d’appel sur son périlleux et demi renversé avec trois vrilles et demie. Elle s’est retrouvée dans l’eau les pieds devant pour éviter une possible blessure et ses chances de se qualifier pour la finale se sont envolées par la même occasion.

Ware n’a toutefois pas l’intention d’accrocher son maillot à l’instar de ses amies Meaghan Benfeito et Jennifer Abel, qui ont conclu leur carrière au Japon. 

« C’est clair à 100 pour cent que je voulais continuer à mon retour du Japon, a affirmé l’auteure d’une quatrième place en synchro à Rio en 2016 et d’une septième position à l’épreuve individuelle. Je veux faire les Jeux de 2024 à Paris. Aux nationaux, je pensais que j’avais des chances de me qualifier, mais j’ai manqué de temps pour afficher de la constance dans mes plongeons. »

« J’aurais aimé me qualifier pour les mondiaux et les Jeux du Commonwealth, mais ce n’est pas une année très importante, de poursuivre Ware. Ce n’est pas la fin du monde. Ça va me donner plus de temps pour améliorer mes plongeons et de ne pas revivre le traumatisme de Tokyo. À mon retour, je n’avais pas consulté un préparateur mental, mais je vais le faire. J’ai besoin de parler. »

Un Autre entraîneur

En plus de son plongeon raté dans la capitale nippone, Ware travaille avec un nouvel entraîneur depuis son retour de Tokyo. Plongeon Canada a embauché Hui Tong après les Jeux. Ware travaillait avec Aaron Dziver depuis 15 ans. 

« C’est un gros changement, a souligné la doyenne de l’équipe canadienne. Mon nouvel entraîneur est positif et c’est une bonne chose parce que j’ai parfois de la difficulté à l’être en raison de tous les changements que j’ai vécus. » 

Un nouvel environnement de travail 

Pamela Ware doit composer avec un environnement très différent de celui qu’elle connaissait depuis toujours.

Son entraîneur Aaron Dziver parti, avec lequel elle travaillait depuis 15 ans, Ware a également perdu deux coéquipières et amies avec la retraite de Meaghan Benfeito et Jennifer Abel, dont la dernière compétition en carrière a été les Jeux olympiques de Tokyo à l’été 2021.

Pamela Ware (Gauche) et Jennifer Abel (droite) après leur victoire aux Jeux panaméricains en 2019.
Photo d'archives, AFP
Pamela Ware (Gauche) et Jennifer Abel (droite) après leur victoire aux Jeux panaméricains en 2019.

« C’est difficile de ne plus avoir Meaghan à mes côtés, a reconnu la plongeuse de 29 ans qui est maintenant la doyenne de l’équipe canadienne. On était toujours ensemble et on pouvait se parler de tout. C’est différent. Je prévois lui demander comment elle a géré la situation quand elle est devenue la plus vieille de l’équipe. »

Changement de routine

Ware a convenu avec son entraîneur qu’elle ne suivra pas la même routine d’entraînement que ses coéquipières. 

« Nous avons huit ans d’écart et c’est une grosse différence, a-t-elle indiqué. Je n’ai plus 17 ans et je ne peux pas suivre le rythme des filles. Pour respecter l’horaire scolaire des filles, on avait deux entraînements par jour avec une pause d’une heure. »

« À mon âge, ce n’est pas suffisant pour récupérer, d’ajouter Ware. Je vais garder les deux sessions de deux heures, mais avec une pause de trois heures. Ça va me permettre de retourner à la maison pour refaire le plein entre les séances. »

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.