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Le dépérissement du Parti libéral du Québec

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Jamais nous n’avons vu le Parti libéral du Québec aussi égaré.

À 18 % dans les intentions de vote, les libéraux sont au plus bas de leur histoire. Et ça paraît.

Commençons par les accusations de Dominique Anglade sur la « gouvernance séparatiste » de la CAQ, autre façon de dire que le gouvernement Legault prépare un référendum.

C’est ubuesque tellement la manœuvre platement politicienne est visible.  

Comment ne pas soupirer devant cette insulte à l’intelligence du citoyen qu’on considère comme manipulable à la seule évocation du mot « séparation !». 

L’homme de paille avec l’inscription « référendum » existe encore au PLQ, rassurez-vous. 

Dominique Anglade accuse maintenant François Legault de « diviser » la population. Assez étrangement d’ailleurs, car la politique divise, par définition. 

Néanmoins, qui divise réellement ? 

Alors qu’il existait un consensus sur la nécessité d’une nouvelle prothèse linguistique, c’est le PLQ qui a légitimé politiquement les insinuations calamiteuses sur la loi 96.

Une tension linguistique aujourd’hui, et c’est le PLQ qui en porte la principale responsabilité. Or, il est encore plus caricatural qu’il défende le gouvernement fédéral dans sa volonté d’invalider l’utilisation de la clause dérogatoire de façon préventive.

Non seulement cette thèse juridique a été dénichée pour contrecarrer les lois 21 et 96, mais elle traduit aussi un renoncement à la possibilité du Québec de définir lui-même son avenir à l’intérieur du Canada. 

ADN libéral

Le PLQ nous donne parfois l’impression d’être un groupe de pression canadien à l’intérieur du Québec.

À force de concevoir le fédéral comme une force morale divine et refuser toutes les politiques nationalistes des Québécois, toujours au profit d’un autre nationalisme qui ne dit jamais son nom – le nation building canadien –, les Québécois se détournent naturellement de ce véhicule. 

« L’héritage Bourassa reste gravé dans leur ADN » ? C’est plutôt la continuité des années Couillard.

Lucien Bouchard a affirmé il y a quelques semaines que le Québec avait besoin du PLQ. Peut-être, mais une chose est certaine. Le Québec mérite mieux que ce PLQ des dernières semaines, qui défend le serment à la reine en chantonnant bien fort le Ô Canada.

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