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Louise Deschâtelets de retour sur les planches

Huit femmes
Photo courtoisie, Joe Alvoeiro Une scène de la pièce Huit femmes, avec entre autres Louise Deschâtelets (deuxième à gauche).

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En partant en tournée aux quatre coins du Québec pour la pièce policière Huit femmes, Louise Deschâtelets a eu droit à un retour dans le temps.

«On redevient des adolescentes, confie-t-elle en entrevue téléphonique. [...] On s’amuse à chanter dans nos loges. Plusieurs sont des amatrices de karaoké.»

La femme de 76 ans est la doyenne d’une brochette de comédiennes de tous âges : Lou Vincent-Desrosiers, Marie-Andrée Lemieux, Josée Beaulieu, Pascale Desrochers, Myriam Poirier, Christiane Raymond et Sonia Vigneault. Elle avoue adorer cet esprit de groupe qui se crée au théâtre.

«On devient une famille, dit-elle. On retrouve beaucoup moins ça dans une émission de télé, parce qu’on ne tourne pas en même temps. Mais au théâtre, on est tous là et il se forme un noyau.»

Changer de peau

Dans l’énigme policière Huit femmes, Louise Deschâtelets incarne une bonne qui, comme les sept autres protagonistes féminines de cette histoire, est soupçonnée d’avoir tué un homme, retrouvé au petit matin avant Noël.

«J’ai souvent été choisie pour des rôles de madame chic et élégante, mais ce n’est pas du tout cela, explique l’actrice. C’est le fun de changer de registre, d’aller vers quelque chose de plus inusité. Avec ma perruque et mon rôle de femme en chair, ce n’est pas du tout moi. C’est extrêmement jouissif de créer ce personnage.»

Deux fois porté au grand écran, ce classique théâtral écrit par Robert Thomas en 1958 a été adapté par l’écrivain Michel Tremblay. L’action se déroule toujours dans les années 50, mais le huis clos a lieu à Mont-Saint-Hilaire.

«C’est son langage à lui, dit la comédienne en parlant du célèbre dramaturge québécois. Les tournures de phrase sont différentes, mais la réalité est la même. Les personnages évoluent dans une époque où les tabous sociaux sont énormes, où l’éducation des jeunes était serrée, où il y avait beaucoup plus d’interdits.»

Dans cette intrigue pleine de suspense mise en scène par Alain Zouvi, la personnalité des huit femmes se dévoile. Des zones d’ombre apparaissent, ce qui fait qu’elles sont toutes tour à tour des suspectes.

Pas facile

Louise Deschâtelets admet que la création de cette production a été parsemée d’embûches.

«On devait jouer en 2020, puis en 2021, mais cela a été reporté en raison de la COVID-19, déclare-t-elle. Des comédiennes ont ensuite dû être changées en raison de conflits d’horaire. On a dû répéter avec des masques, ce qui n’est vraiment pas drôle. Et puis Béatrice Picard a eu un accident cardiaque en répétition et elle a dû abandonner.»

Mais cette adversité a permis de «créer une solidité de gang», selon elle.

Après les milliers de kilomètres de tournée qui l’ont fait voyager du Bas-du-Fleuve jusqu’à une énorme tempête de neige en Abitibi, la comédienne est heureuse de se poser cet été. 


Huit Femmes sera à l’affiche du Théâtre de Rougemont dès le 7 juillet, puis au théâtre Le Patriote de Sainte-Agathe-des-Monts dès le 11 août.

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