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Jouer avec papa

caricature beaudry

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Bizarrement, il est mort quelques jours avant la fête des Pères en 2016, mais Gordie Howe aura réussi ce qu’aucun autre papa n’a accompli dans l’histoire. Pas avec un, mais avec ses deux fils, Mark et Marty, Gordie Howe a joué et dans l’Association mondiale et dans la Ligue nationale, un véritable et unique exploit de papa.

Il avait joué 25 ans à Detroit avant une retraite bien méritée que l’on croyait définitive, mais il a estomaqué tout le monde deux ans plus tard, lorsqu’il a annoncé ce qui semblait être un coup de publicité. Il a démontré combien il était un joueur de hockey exceptionnel, extraordinaire.

Au Québec, parce qu’on a adoré Maurice Richard et Jean Béliveau, on avait tendance à ne pas reconnaître la domination de Gordie, un homme talentueux et très fort, robuste, qui évoluait avec un bâton exagérément court, mais aussi avec des coudes étonnamment hauts. Gordie Howe, plus de 2000 points et quatre coupes Stanley, en a cassé des gueules et il ne reculait devant personne. 

D’ailleurs, à son tout premier match dans la Ligue nationale, c’était contre Toronto, il a compté un but, récolté une passe et il s’est battu deux fois. L’histoire dit qu’à son tout premier match contre les Canadiens au Forum, il a « gelé » Maurice Richard d’un coup de poing.

L’EXPLOIT D’UN PAPA

Or, à l’été 1973, après une inactivité de deux ans, Gordie Howe annonce qu’il revient au jeu avec les Aeros de Houston de l’AMH. Un contrat d’un million de dollars pour 5 ans et la bombe est qu’il jouera avec ses deux fils, Mark et Marty, deux défenseurs signés pour 600 000 dollars chacun, même durée de contrat. 

Ça semblait être une véritable joke, mais ce n’en sera pas une. Gordie a effectué ce retour au jeu à l’âge de 45 ans et, imaginez, il a connu une saison de 100 points en plus d’être reconnu comme le meilleur joueur de la Ligue, recevant le trophée Gary Davidson. Et son fils Mark sera choisi recrue de l’année.

On se disait que l’AMH était moins puissante que la Ligue nationale et que les Howe ne pourraient pas répéter l’exploit dans le vieux circuit, la LNH.

Six ans plus tard, les trois Howe s’alignaient cette fois avec les Whalers de Hartford à leur première saison dans la Ligue nationale.

Alors âgé de 51 ans, Papa Gordie a connu une saison de 15 buts, 26 aides et donc 41 points en 80 matches, et il avait encore du gaz dans les coudes. Fiston Mark avait alors commencé à démontrer qu’il serait un défenseur de premier plan dans le circuit. Il a connu une carrière de 16 saisons dans la LNH et, comme papa, il a été intronisé au Temple de la renommée après avoir achevé son œuvre avec les Red Wings de Detroit, là où le paternel avait commencé 49 ans plus tôt.

Marty, défenseur comme son frère, n’a pas disputé 200 matches dans la Ligue nationale et, certains se souviendront, il avait été repêché par les Canadiens de Montréal en 1974, avec lesquels toutefois il n’a jamais joué.

Gordie Howe, un papa unique au hockey, n’est-ce pas ? Bonne fête, les papas ! 

De l’enclave  

  • Forcément, le nombre de randonnées à vélo va sûrement augmenter dans sa nouvelle vie. Bravo, Pierre Bruneau, pour ces 50 ans de communications importantes, et je te souhaite encore beaucoup de kilomètres sur piste.
  • Marcel Bonin a 90 ans et il est étonnamment alerte sur internet. Marcel joue et fouille dans une banque de 18 000 photos. Phénoménal, cet homme qui a notamment joué avec Gordie Howe, Jean Béliveau et Maurice Richard dans les années 50.
  • Rentrant d’un voyage au Mexique, Dominique Ducharme guérit peu à peu du congédiement pour le moins sauvage dont il a été victime avec les Canadiens. Quel homme solide et il va rebondir, coach dans l’âme.
  • Lucien Deblois, lui, rentre d’Europe. « Lu » a disputé 1000 matches chez les pros. Un total de 993 dans la NHL et 7 à New Haven, dans la ligue américaine.
  • Rarissime, Corey Perry en est à une troisième présence de suite en finale de la Coupe Stanley, chaque fois avec une équipe différente : Dallas, Montréal l’an dernier et, maintenant, Tampa Bay.
  • Une colle pour vous. Contre quelle équipe Tim Raines a-t-il réussi son 800e vol de but en carrière ? C’était contre les Expos. C’est que Tim, en 1998, était alors rendu avec les Yankees de New York.
  • Lors de la Série du siècle en 1972, Serge Savard endossait le chandail numéro 23. C’est Jean Ratelle qui avait le 18. Guy Lapointe était le numéro 25 parce que Brad Park avait choisi le 5. Ancienneté obligeait.
  • Saviez-vous que Vic Howe, le frère de Gordie, a joué 33 matches dans la NHL avec les Rangers de New York dans les années 50 ? Total de 3 buts.
  • Louis-Alexandre Pitre, professionnel en titre au club Pinegrove, a reçu avec grande classe les invités au tournoi pour la Fondation de l’Hôpital Charles-Le Moyne, qui a récolté pas moins de 300 000 $. Quelle belle journée sous la présidence honorifique de Ron Fournier !
  • Le 42e omnium André Chalut a remis 73 000 $ au département d’oncologie de l’Hôpital de Joliette. Bravo, Alain et Alexandre (fils et petit-fils), année après année !
  • Rénovations au Club de golf Saint-Jean-de-Matha. On vient d’investir 1,3 million et ce n’est pas fini, confie le proprio Réal Salvas.

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