/news/education
Navigation

Une pénurie de personnel au pire moment dans les écoles

Coup d'oeil sur cet article

La pénurie de personnel arrive au pire moment pour les élèves fragilisés par la pandémie, car la principale solution pour les aider est d’ajouter des ressources dans les écoles, croient plusieurs intervenants

• À lire aussi: Des enseignants de cégep s’inquiètent des difficultés observées chez leurs étudiants

• À lire aussi: Manque de motivation à l'école: «Les profs aussi sont nonchalants»

• À lire aussi: Des retards scolaires qui atteignent le « jamais-vu »

« On comprend qu’on va devoir mettre des ressources et des énergies extraordinaires dans les prochaines années alors qu’on fait face à un manque, une pénurie de personnel jamais vue », explique Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire. « On est loin d’avoir les conditions gagnantes pour sortir de la crise et ça, c’est vraiment inquiétant. »

« Il y a des efforts gouvernementaux. Mais on dirait que ce n’est pas suffisant », dit Mme Legault. 

Heureusement, aucun retard n’est irrécupérable, rappelle-t‐elle. « Il y a des enfants qui nous arrivent de zones de guerre, qui n’ont jamais été scolarisés. On les scolarise et ils finissent par rattraper. »

Certains intervenants commencent d’ailleurs à voir apparaître des lueurs d’espoir. Ou à tout le moins, des signes de normalité.

« Je sens que les jeunes sont beaucoup plus heureux maintenant que l’an dernier », dit Laurence Duguay-Jodoin, coordonnatrice par intérim de la Maison des jeunes Val-Martin, à Laval.

« Ça fait 10 ans qu’ils nous disent que l’école, c’est plate. Ça n’a jamais changé », rappelle son collègue Christophe Cormier. 

Avec la pandémie, Laurence Duguay-Jodoin a entendu pour la première fois des adolescents dire qu’ils s’ennuyaient de l’école. « Et là, ça revient : on commence à réentendre que l’école, c’est plate. »

Trous qui se comblent

« Si vous m’aviez questionné l’automne dernier, j’aurais dit : hum, pas sûr d’où on s’en va avec ça », confie Alain Léger. 

Il est professeur de math au Collège Marianopolis, à Westmount. Ce collège anglophone privé attire généralement des étudiants motivés et aisés. 

Malgré cela, il a lui aussi vu cette année une grande disparité entre les étudiants qui sortaient de différentes écoles secondaires, comme de grands « trous » dans les acquis en algèbre. 

De fil en aiguille, ils ont rattrapé leur retard, au point où le taux de réussite de cet hiver risque d’être semblable à celui d’avant la pandémie.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.