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De Sainte-Ursule à Washington: le succès d’un musicien de chez nous

De Sainte-Ursule à Washington: le succès d’un musicien de chez nous
PHOTO COURTOISIE / Rochambeau, The French International School

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Originaire de Sainte-Ursule, en Mauricie, Simon Charette a fait beaucoup de chemin depuis qu’il a touché à un piano pour la première fois à l'âge de huit ans dans la maison familiale. Il est maintenant installé en banlieue de Washington et vit de son art. 

Tout a commencé lorsque sa mère a voulu vendre le piano de la maison: l'enfant qu’il était s’y est immédiatement opposé.

«J’étais insulté que ma mère veuille se séparer de cet instrument. J’ai finalement pu le garder à condition que je prenne des cours», s’est-il souvenu en entrevue.

Puis, plus le temps avançait, plus Simon et la musique étaient à l’unisson. Il a, entre autres, intégré des chorales, dont l’Ensemble vocal Amadeus, à Louiseville, une ville voisine de Sainte-Ursule, pendant près de quatre ans avant de rejoindre le Chœur polyphonique de Montréal pendant ses études au Cégep de Saint-Laurent en piano classique. Rendu à l’Université de Montréal, il a décidé de troquer le piano pour le chant, terminant ses études universitaires avec une maîtrise en chants classiques.

De Sainte-Ursule à Washington: le succès d’un musicien de chez nous
PHOTO COURTOISIE / Simon Charette

En sol montréalais, il a rencontré une Américaine. Les tourtereaux y ont cohabité jusqu’au moment où sa conjointe a reçu un appel pour aller enseigner dans une université de Washington.

«J'ai décidé de la suivre et j’ai obtenu un emploi de professeur dans une école française de la capitale des États-Unis tout en prenant des cours de chants à New York. Au même moment, j’ai commencé à diriger des chorales», nous a raconté celui qui dirige actuellement le Chœur de l’Ambassade de France, à Washington, ainsi que d’autres formations comme le Choeur Rochambeau de l'école internationale française du même nom dans la région de la capitale américaine.

«Cinquante pour cent de ma vie professionnelle est en français à Washington», a souligné l’homme maintenant âgé de 37 ans, qui a eu l'occasion de diriger des chanteurs lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Washington, en 2018.

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PHOTO COURTOISIE / Simon Charette

Réalité différente

Simon Charette, qui est aussi directeur artistique adjoint à la Washington Opera Society, vit de la musique. Mais, il constate que la réalité d’un musicien est bien différente aux États-Unis comparativement au Canada.

«Ici, tu ne peux pas être pauvre. À Montréal, un musicien gagnant 20 000 $ annuellement peut s’en sortir, ici c’est impossible», croit-il.

Il admet toutefois que, même aux États-Unis, il est extrêmement difficile de percer dans le monde de la musique. Selon lui, l’entourage d’un musicien peut avoir un impact majeur dans la carrière de celui-ci.

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PHOTO COURTOISIE / Rochambeau, The French International School

«Ce sont eux qui vont t’encourager dans les moments difficiles. Oui, il faut être talentueux et pratiquer énormément, mais les proches ne sont pas à négliger. Chaque fois que j’étais découragé, il y a quelqu’un qui m’a donné un coup de pouce.»

Actuellement, M. Charette effectue un stage en direction d’orchestre lui qui aspire à obtenir ce titre à l’opéra un jour.

«Ce poste demande beaucoup de confiance. Dès les premières minutes les musiciens peuvent voir ou non si tu es compétent ou non», a mentionné M. Charette lors de notre entretien.

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PHOTO COURTOISIE / Simon Charette

Et, il nous a confié qu’il aimerait aussi performer de nouveau au Canada de temps à autre.

«Le rythme de vie plus lent du Québec me manque tout comme la connexion avec la nature dans la Belle Province», a-t-il mentionné, lui qui détient aussi la citoyenneté américaine.

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PHOTO COURTOISIE / Simon Charette

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