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Inflation et prix de l’essence: la Ville de Québec doit puiser dans ses réserves

Hôtel de ville de Québec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Hôtel de ville de Québec

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Confrontée à une inflation galopante qui fait exploser le prix de l’essence et à des taux d’intérêt supérieurs aux prévisions, la Ville de Québec devra puiser 20 millions $ dans ses réserves financières en 2022.

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C’est ce qu’on a appris dans divers documents financiers rendus publics lundi. « En mars 2021, la hausse des prix se situait à 2,2 %. En avril 2022, la croissance des prix atteignait 5,8 %, écrit la Municipalité. La composante transport est celle qui augmente le plus, notamment en raison de la hausse des prix de l’essence. »

Budgété à 1,08 $, le litre de carburant coûtait à la Ville 1,58 $, en date du 1er juin 2022. Pire encore pour le litre de diesel (1,84 $ au lieu de 1,04 $). Du côté des taux d’intérêt, la Ville pensait pouvoir emprunter à 2,75 %. Or, les derniers chiffres montrent un taux d’au moins 3,4 %. 

Pour les dépenses supplémentaires de 20 millions $ à éponger, la part du lion reviendra au déneigement (+9 millions $) et au carburant (+6,1 millions $). 

Prudence malgré l’excédent

Pour faire face à cette « situation exceptionnelle », on ira donc puiser dans deux fonds de prévoyance distincts. Lundi, le maire Marchand a insisté sur l’excédent de 56,5 millions $, enregistré au 31 décembre 2021, qui lui a été légué par l’administration municipale précédente. « On n’est pas en mode panique », a-t-il tenu à préciser.

Assurant qu’il poursuivra « une gestion saine et rigoureuse » des finances municipales, il en a appelé à la « prudence » pour les prochaines années. Il a renouvelé sa promesse d’une hausse de taxes maximales de 2,5 % dans le budget 2023, mais il n’a pas voulu prendre d’engagement précis pour la suite des choses.

« C’est pas les meilleures années pour se projeter, a-t-il admis. [Mais] on est en bonne posture pour faire face à la situation. »

Favorable au principe de prudence, Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord, a toutefois demandé au maire d’être « plus clair » quant à ses intentions dans ce contexte inflationniste. 

De son côté, Luc Monty, directeur général de la Ville, a évoqué « une période instable et d’incertitude qui va se poursuivre ». Selon lui, « il faut être prêt pour le pire ». 

Il n’est pas question, pour le moment, pour l’administration Marchand d’abandonner des projets ou d’en amoindrir la portée, a-t-on juré.  

Autres faits saillants

Dans les documents financiers, on apprend que les droits en mutation immobilière ont pratiquement doublé en 2021 par rapport à 2020. L’effervescence du marché immobilier et les transferts de propriété ont généré 57 millions $, alors qu’on tablait sur 30 millions $.

D’autre part, la pandémie a coûté 47 millions $ à la Ville, malgré les aides du gouvernement du Québec. 

À la fin de 2021, quelque 176 millions $ avaient déjà été dépensés pour le tramway et des investissements de 250 millions $ avaient également été engagés.

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