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Grève des ingénieurs: une importante vague de mises à pied pourrait survenir

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L’industrie de l’entretien des routes est sur le point d’atteindre un point de non-retour en raison de la grève des ingénieurs de l’État québécois qui pourrait forcer une importante vague de mises à pied. 

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C’est ce qu’a mentionné l’organisme Bitume Québec mardi alors que de nombreux chantiers sont paralysés par le conflit entre le gouvernement provincial et ses ingénieurs. 

Notons que les quelque 1800 ingénieurs d’État ont déclenché une grève générale illimitée le 22 avril dernier pour réclamer un rattrapage salarial.

«Ce n'est surtout pas de gaieté de cœur que l'industrie envisage cette alternative en l'absence de travaux réalisables cette saison-ci, et en l'absence de revenus légitimes surtout», a indiqué le président de Bitume Québec, Tytus Zurawski.

Ce dernier estime que les entreprises membres de l’organisme ont déjà étiré l’élastique de leurs finances et qu’elles ne peuvent donc plus se permettre de payer leur personnel en raison de l’inactivité sur les chantiers.

«Face à cette perspective qui constitue une menace directe à la santé financière et à la pérennité de bon nombre de celles-ci, c'est avec la mort dans l'âme que plusieurs de ces entreprises sont sur le point de déclencher une vague aussi sans précédent de mises à pied», a précisé M. Zurawski.

Si les entreprises en venaient à procéder à ces mises à pied, un point de non-retour serait atteint alors que la reprise des activités demeurerait difficile, et ce, même une fois le conflit réglé.

Rappelons que les entreprises membres de Bitume Québec sont appelées à intervenir sur toutes les routes de la province, qu’elles soient gérées par le gouvernement ou par les municipalités.

Selon Tytus Zurawski, le Québec ne peut pas se permettre de risquer la santé du patrimoine routier, tant d'un point de vue social qu’économique.

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