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La classe politique fédérale tire à boulets rouges sur Hockey Canada

Tom Renney
Photo Agence QMI, Marc DesRosiers Tom Renney

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Le premier ministre Justin Trudeau, la ministre fédérale des Sports, Pascale St-Onge, et l’ensemble des partis d’opposition ont tiré à boulets rouges sur l’administration de Hockey Canada après le passage de ses dirigeants au Parlement, lundi, pour témoigner à propos d'une enquête portant sur un viol collectif.

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M. Trudeau a laissé entendre, lors de la période de questions mardi, que le financement de l’organisation pourrait être revu, après avoir déclenché un audit financier.

«Nous voulions aller au fond des choses, et toutes les options sont envisagées pour déterminer les prochaines étapes. Ce comportement est inacceptable», a lancé le premier ministre en Chambre.

«Hockey Canada doit prendre des dispositions pour mettre fin à la culture du silence, rendre obligatoire la participation dans les enquêtes pour les joueurs», a déclaré, pour sa part, la ministre St-Onge en matinée.

L’organisme n’a pas réussi à lever le voile sur l’identité des huit hommes ayant participé à un viol collectif survenu en 2018, à l'occasion d’un événement de Hockey Canada, malgré une enquête interne de 26 mois, ont expliqué ses dirigeants en comité, suscitant l’opprobre des élus.

«Je trouve cela extrêmement troublant et cela montre que la culture du silence est bien installée dans ce sport et il doit y avoir plus d'actions de la part de Hockey Canada à cet égard», a ajouté la ministre St-Onge.

Celle-ci a dit que le gouvernement regarderait «toutes les options» pour «renforcer les accords de financement avec les organisations sportives, pour faire en sorte qu’il y a plus d’imputabilité dans le système sportif et pour s’assurer que les dirigeants mettent en place des dispositions et des mesures pour empêcher la culture du silence».

Une brochette de députés conservateurs, incluant l’ancien entraîneur de hockey Richard Martel, ont opiné que «Hockey Canada doit prioriser les victimes».

«Hockey Canada est une énorme organisation avec une énorme responsabilité. Elle est un emblème de notre culture. La protection de nos athlètes ne peut pas passer avant la sécurité des autres. Ce n’est pas une valeur canadienne ni celle des responsables de Hockey Canada qui ont témoigné hier», ont-ils fait savoir par voie de communiqué.

Le porte-parole bloquiste en matière de Sports, Sébastien Lemire, s’est lui aussi insurgé contre les dirigeants de l’organisation.

«Ce qu’on a vu hier, c’est une espèce d’absence de compassion de la part de Hockey Canada, une préoccupation réelle pour gérer leur image et maintenir une espèce de culture du silence ou de camouflage autour de joueurs qui sont allégués dans cette histoire scandaleuse», a déclaré le député en entrevue à QUB radio, mardi matin.

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