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Les proches du nouveau président de la Colombie se sont exilés à Montréal

Des membres de la famille du nouveau dirigeant de la Colombie sont des réfugiés ici

GEN - LA FAMILLE PETRO DU NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA COLOMBIE
Photo Martin Alarie Adriana Petro et Clara Urrego Duarte, sœur et mère du président colombien, Gustavo Petro, entourent le mari d'Adriana, Antonio Artuso.

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Les proches du nouveau président de la Colombie, impliqués dans sa campagne électorale, ont dû s’exiler à Montréal il y a des années en raison des menaces qui pesaient sur leur sécurité.

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«On est réfugiés précisément à cause de notre militantisme. Notre famille a beaucoup payé le prix de ses activités politiques en Colombie», témoigne en Adriana Petro, la sœur cadette de Gustavo Petro, arrivée au Québec en 2007.

Élu dimanche soir à la tête de la Colombie, son frère de 62 ans est devenu le premier président de gauche dans toute l’histoire du pays, avec 50,4 % des voix.

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AFP

Ex-guérillero du M-19, sénateur de longue date et ancien maire de Bogota, Gustavo Petro a battu Rodolfo Hernández, un riche homme d’affaires de droite.

Comme lors d’autres élections, sa sœur s’est occupée de mobiliser les troupes pro-Petro, cette fois à l’international au sein de l’organisation Colombia Humana.

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Son fils Andrés, installé à Montréal depuis quelques années, a aussi été impliqué, en plus d’être témoin lors du scrutin tenu à Montréal.

Persécutés et menacés

Or, le nouveau président et ses proches ont souvent été la cible de persécutions, de filatures à peine voilées et de nombreuses menaces de mort dans leur pays d’origine.

C’est ce qui a poussé sa mère, sa sœur, ses deux nièces et l’un de ses cinq enfants à trouver refuge au Québec.

Gustavo Petro, lui, est resté. 

«C’est très dangereux. La droite ne pardonne pas, et Gustavo a beaucoup d’ennemis», s’inquiète d’ailleurs au bout du fil sa mère, Clara Urrego Duarte, 84 ans.

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Photo Martin Alarie

À partir d’août, son fils devra faire face à une opposition «très dure», alors que son parti est loin d’avoir la majorité au Sénat ou à la Chambre des représentants.

«Bien que la droite soit dispersée dans de multiples partis, il est facile pour eux d’unir leurs forces et de défier le futur gouvernement», prévoit Felipe Botero, politicologue de l’Université des Andes.

Enfin!

Malgré toutes ces difficultés à venir, l’ambiance était à la fête lors du dévoilement des résultats du vote de dimanche, que le clan Petro a suivi en direct de Laval.

«C’est plus qu’un changement de président, c’est un changement de mentalités», s’est enthousiasmée Adriana Petro. «Pour moi, c’est la satisfaction totale.»

«Beaucoup de personnes ont pleuré [...] Ça fait déjà 40 ans que mon père lutte pour ça. Maintenant, il peut vraiment faire ce qu’il pense être le meilleur pour la Colombie», a ajouté Andrés Petro, qui travaille dans une épicerie hispanique de Montréal.

Le fils de Gustavo Petro, Andrés Petro.
Camille Payant
Le fils de Gustavo Petro, Andrés Petro.

Ses proches n’ont cependant pas pu le féliciter de vive voix pour cette victoire historique. «Il a passé toute la soirée au téléphone avec des présidents du monde entier!» affirme sa sœur, avec une immense fierté. 

– Avec Camille Payant et l’AFP

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