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Québec n’achètera pas la part de Philip Morris dans la pharma Medicago

Québec n’achètera pas la part de Philip Morris dans la pharma Medicago
AFP

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Le gouvernement du Québec rejette l’idée de racheter les parts que détient le cigarettier Philip Morris dans le capital de Medicago, mais se dit par contre tout à fait disposé à faciliter leur rachat par Mitsubishi Tanabe Pharma Corporation.

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C’est ce que le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a indiqué hier matin à Montréal, ajoutant avoir déjà eu plusieurs discussions à ce propos avec la direction du géant japonais, actionnaire principal de la biopharmaceutique de Québec.

«Moi, j’ai offert que le gouvernement puisse participer, a-t-il répondu, sans détour. Medicago est une belle entreprise québécoise [...]. Je veux voir Medicago [continuer d’] être commis pour le Québec comme ils le sont (sic). Et si pour y arriver, on peut faciliter le rachat des actions de Philip Morris, on va le faire.» 

  • Écoutez Olivier Bourque, journaliste économique au micro de Yasmine Abdefadel sur QUB radio :

Vaccin rejeté par l’OMS

En mars dernier, le vaccin Covifenz a été rejeté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison des liens de Medicago avec le cigarettier Philip Morris, actionnaire de 21 % des parts de l’entreprise. Depuis 2005, l’agence applique une politique stricte en défaveur des entreprises liées à l’industrie du tabac. 

Homologué à la fin février par Santé Canada, le vaccin de Medicago est le seul vaccin contre la COVID-19 fabriqué au Canada. 

Il peut être utilisé au pays. Ottawa s’est d’ailleurs engagé à acheter jusqu’à 76 millions de ses doses. Mais la position de l’OMS fait toutefois obstacle à sa commercialisation à grande échelle.

Une des solutions aujourd’hui envisagées serait le retrait pur et simple du cigarettier de l’actionnariat de la québécoise. 

Québec exclut la possibilité d’y participer en rachetant elle-même les parts de l’entreprise. 

«On laisse Mitsubishi faire la transaction, et en deuxième lieu, on va intervenir», a avancé le ministre.

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