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Bellechasse: un projet de logement «unique» pour les travailleurs étrangers

Un bâtiment de 24 unités verra le jour à Saint-Damien-de-Buckland

Travailleurs étrangers
Illustration courtoisie Le président de l’Association d’aide à l’immigration, Robert Stead, estime qu’il pourrait y avoir cinq autres édifices comme celui-ci.

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Devant «l’immense défi» de loger les travailleurs étrangers qui arrivent au Québec, une association d’aide à l’immigration se lance dans un projet de construction de logements dans Bellechasse, où les travailleurs tant attendus par les entreprises du coin pourront se loger. Il s’agit «d’une première au Québec», a appris Le Journal.  

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L’Association d’aide à l’immigration prend le taureau par les cornes face à une pénurie de main-d’œuvre «incroyable» et le manque de logements en édifiant un immeuble de 24 logements à Saint-Damien-de-Buckland.

Robert Stead
Photo coutoisie
Robert Stead

«On démarre le projet avec 24 unités et, ensuite, il pourrait y avoir une centaine de logements supplémentaires qui vont s’ajouter», s’enthousiasme le président de l’Association d’aide à l’immigration, Robert Stead, qui voit grand pour cette initiative.

Selon lui, cinq autres bâtiments semblables pourraient sortir de terre si la première phase se passe bien.  

Les appartements sont destinés aux travailleurs étrangers temporaires et seront loués à prix «très raisonnables» grâce à «une entente de 50 ans» avec la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL). 

Quelques logements seront aussi réservés pour des résidents du village de près de 2000 citoyens. 

La première pelletée de terre doit avoir lieu au mois d’août et les premiers occupants pourront s’y loger en juin 2023, annonce M. Stead.

La première phase du projet comprend des 3 1⁄2 et des 4 1⁄2. La seconde sera composée de 4 1⁄2.

De longs délais  

Le manque d’espace pour accueillir les nouveaux arrivants est criant, «particulièrement dans les régions», selon M. Stead, ce qui retarde même leur arrivée au pays. 

«On a des gens qui sont prêts à s’en venir, mais on doit les faire patienter trois semaines ou un mois, parce qu’on ne trouve pas de logements convenables. [...] Ils sont surpris et très déçus quand ils doivent reporter leur départ.»  

À Saint-Damien-de-Buckland, «le timing est bon» pour accueillir ce projet, souligne le maire Sébastien Bourget. 

Les entreprises du coin font des pieds et des mains pour embaucher des employés.  

Surtout, les initiatives prises par la municipalité afin de loger ses travailleurs étrangers suffisent à peine à combler la demande. 

«On avait déjà des chambres pour des travailleurs qui restent ici quelques mois. Ce qui nous manquait, c’était des logements pour les travailleurs qui arrivent avec leur famille. Ce projet-là vient combler ce manque-là», mentionne-t-il.

Idées de grandeur  

Robert Stead estime que ce projet pourrait faire des petits partout en province. 

Il aimerait avoir «500 portes en chantier» au Québec d’ici la fin de l’année. 

«C’est le premier et pas le dernier projet du genre», avance M. Stead, invitant du même souffle les entreprises et municipalités intéressées à le contacter.  

Le maire Bourget croit lui aussi que d’autres municipalités québécoises y trouveront leur compte. 

«On n’est pas la seule région en difficulté de recrutement ou qui fait appel aux travailleurs étrangers. On voit le besoin criant en hébergement. On a embarqué dans le projet, car on y a vu l’opportunité. C’est à mes collègues maintenant de prendre la balle au bond.» 

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