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Un projet pour verdir des terres agricoles au Québec

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Afin de lutter contre les changements climatiques, un organisme mettra en place un projet visant à verdir davantage des terres agricoles, grâce à une subvention de 4,5 millions $ du gouvernement du Québec. 

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Au cours des trois prochaines années, l’organisme Jour de la Terre plantera des arbres, végétaux et herbacés sur certains terrains ciblés, afin de récolter des données pour mesurer les gains climatiques possibles. 

Les terrains en question sont répartis à travers le Québec, afin d’en mesurer les effets dans différentes situations. 

«Ça sera sur des terres agricoles non cultivables. On ne veut pas faire une compétition entre les arbres et l’alimentation. Il y a des endroits, en bordure de cours d’eau et où il y a de fortes pentes, où on ne peut pas aller cultiver quoi que ce soit», a précisé le fondateur des Cowboys Fringants, Jérôme Dupras, qui agit à titre de porte-parole du projet Demain la forêt, de Jour de la Terre Canada. 

Ce dernier estime que le territoire agricole détient un fort potentiel dans la lutte et l’adaptation aux changements climatiques. 

«Un endroit dégradé, oui, on peut planter des arbres et c’est bon pour le carbone, mais en plus, on vient peut-être d’éviter un glissement de terrain, on améliore la qualité de l’eau et dans certains cas, on y retrouve des espèces menacées et on recrée des habitats», a-t-il donné en exemple. 

L’Union des producteurs agricoles et la Chaire de recherche du Canada en économie écologique de l’Université du Québec en Outaouais participeront aussi au projet, qui a pour but, d’un côté, de sensibiliser les agriculteurs à ces problématiques, et d’accumuler des données sur les bénéfices que peuvent apporter ce verdissement. 

«Le projet vise à faire de l’acquisition de connaissance, de savoir quelles sont les bonnes espèces d’arbres, comment bien stabiliser les sols, le rôle dans la biodiversité. Il y aura beaucoup de recherches pour ça», a illustré M. Dupras. 

Selon les estimations de son équipe, jusqu’à un million d’arbres supplémentaires pourraient être plantés dans le secteur agricole, sans nuire aux activités des agriculteurs. 

«On a des approches très poussées de modélisations. On regarde avec des données d’information géographique, des données satellitaires. Et on a plusieurs critères qui nous aident à cibler les terrains», a-t-il expliqué. 

Il a précisé que ces mêmes données permettent aussi de cibler des endroits où les bénéfices seraient les plus élevés. 

Du côté du gouvernement du Québec, on rappelle que les terres agricoles font déjà face à plusieurs défis, dont des sécheresses et l’érosion des sols. 

«Ce projet pilote nous permettra d’étudier avec plus d’attention la contribution possible de diverses solutions fondées sur la nature à l’atteinte des objectifs d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à leurs impacts et de déterminer quelles pratiques devraient être priorisées», a déclaré Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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