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Université Laval: les diplômés autochtones célébrés

L'infirmière autochtone Bibiane Courtois, en compagne de la secrétaire générale Monique Richer (à gauche) et de la rectrice Sophie D'Amours (à droite), a reçu un doctorat honorifique de l'Université Laval pour sa carrière remarquable et son engagement à défendre les droits des femmes et la culture des Premières Nations.
Daphnee Dion-Viens / Le Journal de Quebec L'infirmière autochtone Bibiane Courtois, en compagne de la secrétaire générale Monique Richer (à gauche) et de la rectrice Sophie D'Amours (à droite), a reçu un doctorat honorifique de l'Université Laval pour sa carrière remarquable et son engagement à défendre les droits des femmes et la culture des Premières Nations.

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L’Université Laval poursuit ses efforts de réconciliation avec les Premières Nations en célébrant la remise d’un diplôme à une trentaine d’étudiants autochtones en plus de décerner un doctorat honorifique à une infirmière et militante de la première heure.

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Lors de la cérémonie de la collation des grades qui s’est déroulée mardi au Centre des congrès à Québec, l’Université Laval a offert aux étudiants autochtones de mentionner spécifiquement la communauté ou nation à laquelle ils appartiennent au moment de leur passage sur scène, pour recevoir leur diplôme. 

Il s’agissait d’une première pour l’établissement en cette Journée nationale des peuples autochtones. 

Ce geste simple est hautement symbolique, explique Michèle Audette, conseillère principale à la réconciliation et à l’éducation autochtone à l’Université Laval depuis 2019. 

Mme Audette se réjouit de la volonté de changement dans cet établissement universitaire. «On sent le leadership d’hommes et de femmes qui veulent faire ce virage», dit-elle. 

Pour Bibiane Courtois, une infirmière issue de la nation des Pekuakamiulnuatsh qui a reçu un doctorat honorifique pour souligner son parcours remarquable, cette mention «fait partie des gestes que l’on espérait». 

«C’est merveilleux, ça fait tellement longtemps que l’on attend de la reconnaissance», lance-t-elle. 

Cette infirmière au grand cœur, qui a longtemps travaillé en santé communautaire en milieu autochtone, est aussi devenue une grande défenseure des droits des femmes et de la culture des Premiers Peuples. 

À la fin des années 60, elle refuse d’abandonner son statut d’Indienne à la suite de son mariage avec un homme blanc, comme le prévoit la législation en place. Présidente de Femmes Autochtones du Québec à partir de 1983, elle contribuera à l’abolition de cette disposition législative deux ans plus tard. 

L’octroi de ce doctorat honorifique représente pour elle une «grande fierté» qui, espère-t-elle, inspirera et donnera confiance à d’autres jeunes issus des Premières Nations. 

Parmi les nouveaux diplômés de l’Université Laval, elle rêve que certains contribuent éventuellement aux discussions avec le gouvernement afin que la discrimination systémique envers les Premières Nations soit enfin reconnue. 

«C’est la première étape pour qu’après, on puisse partager ce territoire-là et reconnaître les droits de chacun», affirme Mme Courtois. 

Avec 400 étudiants issus des Premières Nations, l’Université Laval indique être l’établissement universitaire francophone qui en accueille le plus dans la province, en nombre absolu. 

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