/world/usa
Navigation

Les États-Unis démarrent la vaccination anti-COVID des tout-petits

Deni Valenzuela, 2 ans, est assise sur les genoux de sa mère, Xihuitl Mendoza, et reçoit un baiser de son père, Francisco Valenzuela, après avoir reçu sa première dose du vaccin Pfizer Covid-19 au UW Medical Center - Roosevelt le 21 juin 2022 à Seattle, Washington. Les vaccinations contre le Covid-19 pour les enfants de moins de 5 ans ont commencé aujourd'hui aux États-Unis.
AFP Deni Valenzuela, 2 ans, est assise sur les genoux de sa mère, Xihuitl Mendoza, et reçoit un baiser de son père, Francisco Valenzuela, après avoir reçu sa première dose du vaccin Pfizer Covid-19 au UW Medical Center - Roosevelt le 21 juin 2022 à Seattle, Washington. Les vaccinations contre le Covid-19 pour les enfants de moins de 5 ans ont commencé aujourd'hui aux États-Unis.

Coup d'oeil sur cet article

Les États-Unis ont démarré mardi leur campagne de vaccination des moins de 5 ans contre la COVID-19, une étape saluée par certains parents désireux de protéger leurs enfants des pires conséquences du virus. 

• À lire aussi: COVID-19: les aînés devraient se faire vacciner dès la fin de l’été

«Nous sommes ravis», déclare Amisha Vakil, mère de deux garçons de 3 ans qui portent des t-shirts Spider-Man assortis pour recevoir leur vaccin Moderna dans un hôpital pour enfants de Houston, au Texas.

L’un des jumeaux a subi trois opérations à cœur ouvert au cours de ses cinq premiers mois. 

«Il présente un risque très élevé, alors, vous savez, nous avons vécu dans une petite bulle» pendant toute la pandémie, explique sa maman. «Maintenant, il a une petite armure qui l’aide beaucoup.»

Dans le même hôpital, Anna Farrow, venue avec son mari Luke, espère que «c’est en quelque sorte le début d’une enfance normale» pour ses deux enfants, George, 3 ans, et Hope, 10 mois.

«Étape historique»

«C’est une étape historique, un pas en avant monumental», s’est félicité le président américain Joe Biden, alors que des millions de vaccins étaient déployés dans tout le pays.

Pour «la première fois dans notre lutte contre cette pandémie, presque chaque Américain peut avoir accès à des vaccins vitaux», a-t-il ajouté depuis la Maison-Blanche.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) avait donné la semaine dernière son feu vert aux vaccins de Pfizer et Moderna pour les bébés, enfants et adolescents dès 6 mois d’âge, alors que seul le vaccin Pfizer était autorisé jusque-là pour les plus de 5 ans. Dans la foulée, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays, les ont recommandés samedi.

Une poignée d’autres pays et territoires, dont l’Argentine, Bahreïn, le Chili, la Chine, Cuba, Hong Kong et le Venezuela, proposaient auparavant des injections de COVID pour les tout-petits, mais pas des vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna), considérés comme la technologie de pointe en la matière.

L’Agence européenne des médicaments examine actuellement le vaccin Moderna pour son utilisation chez les moins de 6 ans et pourrait suivre la décision américaine.

500 décès  

Les enfants âgés de 6 mois à 4 ans sont loin de courir un risque aussi grand que les adultes en cas d’infection.

Mais l’ampleur des contaminations a entraîné plus de 45 000 hospitalisations et près de 500 décès – sur plus d’un million au total – dans le groupe des 0-4 ans aux États-Unis depuis le début de la pandémie.

À Needham, dans l’État du Massachusetts, une responsable du Temple Beth Shalom, Ellen Dietrick, s’attendait à accueillir 300 enfants dès le premier jour.

Pour Daniel Grieneisen, père d’une petite fille de 3 ans, «cela signifie que, dans quelques semaines, nous pourrons l’emmener dans des lieux en intérieur, et en quelque sorte retrouver nos vies, c’est assez enthousiasmant».

Selon une enquête de la Kaiser Family Foundation en mai, seul un parent sur cinq d’enfants de moins de 5 ans était impatient de les faire vacciner immédiatement.

«Je pense que je veux voir plus de résultats de recherche», a confié Rita Saeed, 29 ans, les mains sur sa poussette, dans les allées de Central Park, à New York. Elle dit vouloir attendre quelques années avant de faire vacciner son fils de 2 ans.

Signe que la politisation autour des vaccins persiste aux États-Unis, le gouverneur de Floride et possible rival de Donald Trump à la présidentielle de 2024, Ron DeSantis, a refusé de passer une commande auprès du gouvernement fédéral pour les vaccins des plus jeunes enfants, «qui ont zéro risque d’attraper quoi que ce soit», selon lui.

«Ce n’est pas le moment de faire de la politique», a répondu Joe Biden, «il s’agit de permettre aux parents de faire tout ce qu’ils peuvent pour assurer la sécurité des enfants».

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.