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Mon professeur Jacques Doucet

Lancement livre de RODGER BRULOTTE
Photo d'archives, Ben Pelosse Il y a toujours eu un profond respect entre le maître Jacques Doucet et son élève Rodger Brulotte. Ils étaient ici présents lors du lancement d’un livre, en 2015.

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C’est la période de la fin de l’année scolaire. Les élèves quittent leurs amis pour l’été et disent au revoir à leurs enseignants qui les ont aidés à grandir depuis septembre. Chaque élève a son prof préféré. 

Et je ne fais pas exception à la règle. Mon professeur préféré et celui de plusieurs autres, Jacques Doucet, a été intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en fin de semaine dernière. 

En raison de la maladie, Jacques n’a pu assister à la cérémonie d’intronisation à St. Marys, en Ontario. Il ne lui manque plus que sa place au grand Panthéon du baseball à Cooperstown. 

J’entends Jacques me dire à l’oreille : « Pantoufle, arrête de parler de ma maladie puis accouche ce que t’as à dire ». O.K. Jacques.  

Première rencontre

Ma première rencontre avec mon professeur remonte à l’époque où Michel Bergeron et moi jouions au hockey junior à Laval et au baseball junior à Montréal pendant que Jacques était journaliste à La Presse

Parmi les joueurs de baseball, il y avait Pierre Lacroix, qui est devenu le directeur général des Nordiques, ainsi que les Ron Fournier, Claude Mailhot, Pierre Ladouceur et Richard Milo qui ont œuvré dans le domaine des communications. 

Jacques a passé quelques saisons au sein de l’équipe de hockey des médias qui ont fait plusieurs tournées au pays et en Europe. Son cochambreur, Maurice Richard, était comme lui, un passionné de la pêche et du tennis.  

Il y a toujours un professeur d’école que tu n’oublies pas. Les élèves de Jacques, dont Claude Raymond, Alain Chantelois, Pierre Arsenault, Derek Aucoin, François Paquette, Marc Griffin et moi sommes choyés et privilégiés d’avoir pu compter sur son appui, sa patience et sa confiance au fil des ans.

Innovateur

Jacques a changé la méthode de la description des matchs de baseball en donnant la chance aux différents directeurs techniques de participer à la description. Dans l’histoire du baseball majeur, il est le seul qui a ouvert la porte à ses directeurs techniques. 

Je pense à ces gens qui pendant le match informaient les auditeurs des nouvelles des autres matchs en cours. 

Parmi ses vedettes montantes, il y a eu Jean-Paul Chartrand fils, Pierre Marion, Jean-François Desbiens, journaliste à TVA, et celui dont il est le plus fier, Denis Casavant, qui est aujourd’hui parmi les meilleurs descripteurs/analystes dans le monde du sport québécois.

L’indiscipliné

Son élève le plus indiscipliné est sans aucun doute moi. Les nombreuses fois pendant un match où j’ai renversé de l’eau ou que j’échappais de la crème glacée sur notre table de travail, sans oublier quand je dévorais un hot-dog entre deux lancers. 

Jacques ne m’a jamais réprimandé. 

Comme avec tous les autres de mes collègues et, encore aujourd’hui, avec moi, Jacques a toujours pris le temps nécessaire de nous enseigner certains détails de notre couverture qu’on devait améliorer. C’est ce qu’on appelle du temps de qualité avec un humain exceptionnel.

Nous avons vécu ensemble le tremblement de terre du mois d’octobre 1989 à San Francisco en pleine Série mondiale et la fusillade à l’école secondaire Columbine en avril 1999 où des élèves ont été tués et d’autres blessés. Chaque fois, mon professeur s’est assuré que son élève allait bien. 

Malade

Pour ses admirateurs qui s’informent de sa santé, il va mieux et espère être de retour bientôt en ondes.

Cette fois, c’est à mon tour de glisser un message dans l’oreille de mon professeur : « Jacques, prends soin de ta santé. On n’est pas pressé, cependant dépêche-toi à revenir, car on s’ennuie de toi ! » 

Comme un élève doit le faire, j’ai fait parvenir ma chronique à mon prof, à midi, afin qu’il l’approuve. On a ri de bon cœur et il y a mis son sceau. 

Malheureusement, six heures plus tard, il m’a rappelé pour me dire qu’il serait hospitalisé quelques jours, le temps de trouver ce qu’il a. 

Mais Jacques tenait à saluer ses nombreux partisans. 

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