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Le FEQ épargné par les chauffeurs du RTC

Les syndiqués ont voté en faveur de moyens de pression

Quebec
Photo d’archives, Stevens Leblanc Les navettes du RTC risquent d’être fort achalandées, du 6 au 17 juillet prochain, pour la 53e édition du Festival d’été. Les 125 000 laissez-passer ont tous été vendus.

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Les chauffeurs du RTC ont voté à l’unanimité en faveur de moyens de pression « au moment jugé opportun », mais ils excluent d’emblée toute perturbation pendant le Festival d’été de Québec.

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Par respect pour la clientèle, le syndicat et ses quelque 950 membres ont totalement exclu de prendre en otage les festivaliers du 6 au 17 juillet prochain et d’affecter le service de navettes qui connaît généralement un grand succès.

« Les chauffeurs sont pleinement conscients que la population a besoin de se divertir après plus de deux ans de pandémie », a déclaré la présidente du syndicat des chauffeurs, Hélène Fortin, dans un communiqué diffusé mercredi.

La grogne règne

Environ 350 chauffeurs ont participé aux assemblées qui ont eu lieu mardi soir et mercredi matin. Ils ont voté « à 100 % » pour des moyens de pression, ce qui illustre la « grogne » qui règne au RTC actuellement, selon Mme Fortin. Un comité de mobilisation déterminera les actions à venir.

Leur contrat de travail sera échu le 1er juillet. L’employeur prévoit entamer la négociation plus tard, à l’automne. Pour l’instant, toute grève est exclue.

Les chauffeurs refusent toutefois d’attendre le début des négociations avant de manifester leur mécontentement. 

Ils dénoncent le climat de travail et le « manque d’ouverture » de l’employeur, mais « le principal problème, c’est le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance », résume Mme Fortin. 

Elle s’insurge notamment du recours aux chauffeurs de taxi pour le service Flexibus. 

« On est face à un employeur qui gère très mal le changement, selon François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Le RTC est au cœur de profonds bouleversements, mais la direction n’arrive pas à mettre les employés dans le coup. » 

Recours à la sous-traitance 

Ils dénoncent le climat de travail, le recours à la sous-traitance (pour le service FlexiBus par exemple) et le « manque d’ouverture » de l’employeur. « Le principal problème c’est le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, nos membres ont vraiment un problème avec ça », résume Mme Fortin.  

« On est face à un employeur qui gère très mal le changement », ajoute François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Le RTC est au cœur de profonds bouleversements, mais la direction n’arrive pas à mettre les employés dans le coup. Les syndicats ne demandent pourtant pas la lune : ils veulent être consultés et participer aux changements plutôt que de simplement les subir. »  

Le maire interpellé

Les messages d’ouverture de la direction du RTC, dans les médias, « ne dépassent pas le stade du discours » pour l’instant, déplore le syndicat, qui interpelle les membres du CA du transporteur public, puis le maire de Québec quant aux problèmes actuels.

Bruno Marchand a déjà indiqué qu’il ne s’immiscera pas dans les relations de travail au RT

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