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Les États-Unis interdisent la vente des cigarettes électroniques de Juul Labs

Les États-Unis interdisent la vente des cigarettes électroniques de Juul Labs
AFP

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L'agence américaine responsable de la santé (FDA) a interdit jeudi la vente aux États-Unis de toutes les cigarettes électroniques, ou e-cigarettes, de la marque Juul Laabs, avec effet immédiat, selon un communiqué. 

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La FDA a estimé que la start-up, qui a connu un succès phénoménal à la fin des années 2010 avec ses vapoteuses en forme de clés USB et ses recharges de nicotine aromatisées, n'avait pas démontré que la commercialisation de ses produits était «appropriée pour la protection de la santé publique».

Suite à cette décision, «l'entreprise doit arrêter de vendre et de distribuer» les produits pour lesquels elle dispose actuellement d'une autorisation. Ceux déjà dans les magasins «doivent être retirés» de la vente.  

L'agence a été chargée de passer en revue les produits de vapotage afin de s'assurer que le bénéfice tiré par les adultes, notamment pour les aider à arrêter de fumer des cigarettes traditionnelles, était plus important que les risques posés pour les plus jeunes.

Elle avait déjà interdit en 2020 la commercialisation des vapoteuses à recharge, de type Juul, avec des goûts aromatisés, n'autorisant plus que les arômes tabac et menthol.

Elle avait retoqué depuis 2021 les vapoteuses de plusieurs entreprises, mais a aussi donné son feu vert à certains produits présentés par les sociétés R.J. Reynolds Tobacco, Logic ou Njoy.

L'interdiction annoncée jeudi démontre l'engagement de la FDA «à s'assurer que toutes les e-cigarettes et autres produits délivrant de la nicotine via un appareil électronique actuellement sur le marché répondent aux normes de santé publique», a commenté le patron de l'agence, Robert Califf, dans le communiqué.  

La FDA n'estime pas que les produits de Juul présentent un «risque immédiat», mais juge que la compagnie n'a pas fourni suffisamment de données pour pouvoir en évaluer «les risques toxicologiques potentiels».

La start-up basée à San Francisco a été accusée d'avoir largement participé à la montée en flèche du vapotage chez les adolescents avec des publicités et opérations marketing ciblant particulièrement les lycéens.

Face aux pressions des autorités, Juul Labs avait déjà suspendu en 2019 les ventes de recharges aromatisées, prisées des jeunes, et s'était engagé à revoir sa stratégie marketing.

L'entreprise n'avait pas dans l'immédiat réagi à une sollicitation de l'AFP. 

Le cigarettier américain Altria, qui possède 35% des parts de Juul Labs avait chuté de plus de 9% mercredi après des premières informations de presse sur une décision imminente de la FDA.

L'entreprise avait fait un gros pari sur Juul Labs en 2018 en y investissant plus de 12 milliards de dollars dans une opération la valorisant 38 milliards. Elle voulait alors diversifier son fonds de commerce, les ventes de cigarettes classiques baissant depuis longtemps aux États-Unis.

Mais face aux nouvelles restrictions des autorités sanitaires et à de coûteux litiges juridiques, la valeur de Juul Labs a depuis fondu. Altria estime que fin 2021, la start-up ne valait plus qu'environ 5 milliards de dollars.

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