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Mary Spencer: un K.-O. à la fois

Mary Spencer: un K.-O. à la fois
PHOTO COURTOISIE, VINCENT ETHIER / EYE OF THE TIGER

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Ce n’est un secret pour aucun amateur du noble art: les K.-O. sont beaucoup moins communs dans la boxe féminine que masculine. La Canadienne Mary Spencer tire toutefois une grande satisfaction à déjouer les pronostics. 

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Lors du gala d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) présenté jeudi au Cabaret du Casino de Montréal, Spencer (6-0, 4 K.-O.) a été la première à mettre un terme à son combat prématurément. Seul Yves Ulysse junior a aussi passé le K.-O. à son rival au cours de la soirée.  

«J’adore montrer au public – pas seulement aux hommes, mais aussi aux femmes – qu’on peut réussir cela, a lancé l’Ontarienne après sa victoire fracassante contre l’Uruguayenne Chris Namús (25-8, 8 K.-O.). Nous sommes capables de frapper fort.»

Spencer n’a eu besoin que de 1 min 56 s pour envoyer l’ex-championne de l’International Boxing Federation au tapis à trois reprises et forcer l’arbitre à arrêter le combat. À titre de comparaison, lorsque Namús avait croisé le fer avec Marie-Ève Dicaire, en 2018, la Québécoise avait été couronnée par décision unanime des juges.

Au-delà de ce résultat expéditif, Spencer s’est dite particulièrement satisfaite de sa performance d’un point de vue technique.

«C’était parfait, j’ai eu la chance de planifier mes attaques, a-t-elle enchaîné. Je n’essayais pas seulement d’y aller en fou pour l’envoyer au tapis. Je suis heureuse d’avoir gagné tout en ayant gardé l’esprit clair et serein.»

«La première fois qu’elle est tombée, je savais qu’elle avait réalisé que je pouvais frapper de ma droite. J’ai ainsi commencé à utiliser ma gauche un peu plus. Je sens que j’ai de la puissance dans les deux mains, donc j’ai vraiment pu l’ébranler quelques fois.»

Une douce transition

Après avoir participé aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, et multiplié les succès au Championnat du monde de boxe amateur, Spencer a pris un pas de recul avant de se lancer chez les professionnelles. Quelque six combats plus tard, échelonnés sur 10 mois, il n’y a aucun doute dans son esprit qu’il s’agissait de la bonne décision.

«J’ai l’impression que durant l’entièreté de ma carrière amateur, tout le monde me disait que mon style était professionnel. Mais cette transition ne m’intéressait et ne m'excitait pas. Je n'y pensais même pas.»

«Maintenant, je suis ici, et j’ai l’impression que je suis faite pour ce sport. J’ai tellement de plaisir à faire ça.»

Le nom de Spencer était sur toutes les lèvres après le gala de la fête nationale d’EOTTM. Ça n’a pris que deux combats professionnels dans la Belle Province pour qu’elle tombe dans l'œil des amateurs de boxe québécois.

«C’est de loin ma place préférée où me battre, a-t-elle conclu. Je suis tellement heureuse que les partisans québécois m’aient accueillie aussi chaleureusement. Je me sens à la maison ici.»

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