/lifestyle/books
Navigation

Trente ans de création littéraire

Bernard Werber
Photo courtoisie, Roberto Frankenberg

Coup d'oeil sur cet article

Passionné par la richesse des enseignements du Tarot de Marseille, l’écrivain Bernard Werber les utilise pour dévoiler des pans de sa vie dans son nouveau livre, Mémoires d’une fourmi. Cette autobiographie utile, sans concession, divertissante, tantôt drôle, tantôt triste, est un must. Un livre à lire absolument, d’un couvert à l’autre. L’auteur culte, vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, reste terre-à-terre face à 30 années d’écriture et démontre qu’être visionnaire n’est pas toujours facile à vivre.

Depuis la parution de son roman Les Fourmis, il y a déjà 30 ans, Bernard Werber est un des romanciers les plus lus en France. Il est traduit dans le monde entier, notamment en Russie et en Corée du Sud, où il est un véritable auteur-culte. En 30 ans, il a publié 30 romans et 30 éditions en langue étrangère.

Dans ces Mémoires d’une fourmi, cet homme remarquable, libre penseur, d’une grande gentillesse, nous confie ses secrets et les moments marquants de sa vie, en se guidant sur les arcanes du Tarot de Marseille.  

Au fil des pages — et des arcanes de tarot — cet écrivain généreux raconte ses sources d’inspiration, les origines de ses personnages et de ses romans, ses voyages, ses rencontres, bonnes et moins bonnes, sa vie intérieure riche et intense. Il partage même des trucs et astuces pour apprendre à mieux se connaître soi-même par l’écriture. 

Le tarot comme outil

Bernard Werber aborde chacun des chapitres du livre avec une carte de tarot et établit des parallèles avec sa vie, son processus créatif, ses sources d’inspiration, ses écueils, les nombreux défis relevés. Le tarot est pour lui un outil de création et de développement personnel, depuis sa rencontre avec un grand maître du tarot, Alejandro Jodorowsky.

« C’est lui qui m’a fait comprendre qu’en fait, toute situation correspond à un arcane du tarot. Je m’en doutais un peu, mais lui, il a rajouté une dimension magique. J’ai l’impression qu’avec les cartes, on se connecte à l’invisible et l’invisible se connecte à nous. Ça m’a beaucoup fasciné. Beaucoup de mon travail est sur ce qui peut exister dans le monde non visible », dit-il, en entrevue. 

« Ce qui me plaît dans le tarot, c’est que c’est une structure. J’utilise une structure géométrique pour placer les cartes et ça correspond presque, déjà, à une structure romanesque. »

Les archétypes

« C’est pas juste de prévoir l’avenir, un truc de sorcière ou de magicien : c’est une structure d’archétypes. C’est aussi une manière de se dire que tout ce qui nous arrive arrive de même aux autres. La preuve, c’est que ceux qui ont écrit le tarot ont forcément dû vivre des situations similaires. »

Il prend comme exemple la carte de l’Amoureux : celle du choix. « On s’est tous retrouvés un jour, dans nos vies, en train d’hésiter. On va à gauche, on va à droite... en sachant que l’ancien monde est rassurant et le nouveau monde fait peur. C’est une des cartes que je trouve passionnantes : c’est déjà un roman en soi. »

Bernard Werber ajoute qu’il a tellement utilisé le tarot qu’il l’a intégré à son processus d’écriture. 

« Je vais toujours mettre une situation qui correspond au choix ou à la mort/renaissance, ou la carte de la réussite avec le Monde. Il y a toujours des gens qui se retrouvent tout seuls comme l’Ermite ou coincés comme le Pendu. » 

Il lui arrive aussi de tirer les cartes pour d’autres. « Lorsque les gens me racontent leurs problèmes, je leur tire le tarot et je leur dis : je ne vous raconte pas votre futur. Je vous explique votre présent. Je ne pense pas que qui que ce soit connaisse le futur. »

  • Bernard Werber est un des romanciers les plus lus en France.
  • Il a publié 30 romans depuis 30 ans, lesquels sont traduits en 30 langues et vendus à des millions d’exemplaires.
  • Il présentera un spectacle d’hypnose en France à partir de septembre, en compagnie d’une harpiste. Il espère venir au Québec ! 

EXTRAIT

Bernard Werber
Photo courtoisie

« Après Le sixième sommeil, livre que j’avais écrit pour essayer de comprendre mes insomnies, je proposai un roman sur l’autre thème qui me préoccupait : la prolongation de la vie. Le titre de ce projet était “L’homme de 1000 ans”. Je pensais que j’avais jadis peut-être vécu 821 ans, et je cherchais comment retrouver cette capacité dans le futur. Cela m’amusa d’imaginer un esprit avec des centaines d’années de recul. Il saurait forcément tout relativiser. »

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.