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Dans la cuisine avec Patrice Bernier: inspiré par les saveurs du monde entier

Patrice Bernier
Photo TVA sports

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Patrice Bernier est un homme sensible qui pense aux autres, particulièrement à ceux qui n’ont pas les ressources pour mener une vie active et saine.

Entouré de ses amis Laurent Duvernay-Tardif, Ludivine Reding, Étienne Boulay, Jean-Thomas Jobin et Maxim Lapierre, pour ne nommer que ceux-là, il a créé la Fondation Les amis de Patrice qui a pour mission de recueillir des fonds afin d’aider les jeunes.

Côté cuisine, son univers lui vient de son enfance avec les saveurs haïtiennes et créoles, mais aussi de son métier de footballeur professionnel en Europe, et plus particulièrement dans les pays scandinaves, qui ont marqué sa vie pour toujours. 

Questionnaire gourmand 

Quelle est pour toi, Patrice, l’importance de l’alimentation ?

Lorsque j’étais joueur professionnel, je bougeais tellement que mon corps s’adaptait. Cependant, lorsque je suis arrivé dans des clubs en Europe, les médecins sportifs et les nutritionnistes avaient pour nous des programmes alimentaires adaptés à chacun. J’avais pourtant déjà une belle carrière et j’étais performant, mais avec leurs recommandations, mon corps réagissait tellement bien à mon alimentation adaptée que ça m’a beaucoup, mais vraiment beaucoup impressionné. J’étais à ce moment-là vraiment à mon top. Le résultat était instantané. C’est pour cela que je m’implique auprès des jeunes afin de leur faire comprendre l’importance de bouger, de respirer, de bien manger, d’être une personne saine dans un corps sain. Ce n’est pas juste une formule, c’est une réalité que je souhaite vraiment partager avec le plus grand nombre.

Le matin, thé ou café ?

Mon initiation réelle au café, je l’ai vécue à Venise. J’ai compris en visitant cette ville magnifique que j’avais besoin d’énergie et c’est aussi pour cela que les Italiens font de si bons cafés (rire). Depuis ce jour-là, fini pour moi le café filtre insipide, il me faut ma dose de bon café, sinon, rien.

Croissant ou gruau, fruits... ?

Là, c’est en France que je me suis initié aux viennoiseries. Vive le croissant et la chocolatine, vive la France, de temps en temps.

C’est bien loin de la nourriture santé, mais de temps en temps, c’est bien agréable, surtout les fins de semaine. Sinon, gruau, des fruits, j’adore les fruits.

Pain tranché ou baguette ?

Baguette, pain aux différentes céréales. Le pain tranché traditionnel que nous retrouvons souvent dans les maisons, je n’aime plus vraiment cela. Une baguette cuite sur place dans les boulangeries ou les épiceries, c’est bien agréable lorsqu’elle est bien croustillante, c’est bon aussi pour faire un sandwich. Les pains au levain aussi.

Fromage ou dessert ?

J’adore les fromages, je suis un peu moins sucré, je préfère manger plus équilibré pour mon repas. Je ne suis pas de ceux qui se gardent une petite place pour le dessert.

Évidemment, lorsque j’ai joué en Norvège, j’ai découvert les origines du jarlsberg, j’en mangeais enfant sans en connaître la provenance. Aujourd’hui, j’aime les fromages du Québec ayant des similitudes avec le jarlsberg, comme le Hercule de Charlevoix et le cheddar doux. Mon épouse est moitié italienne, alors lorsqu’elle fait un bon tiramisu ou des cannolis, je craque.

Viande ou poisson ?

Il y a encore quelques années, j’aurais spontanément dit viande, vraiment viande. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus varié, idem pour les variétés de viandes. Rouge, blanche, mais aussi beaucoup de poissons. Une partie de ma carrière footballistique m’a fait découvrir le Danemark et la Norvège, et là, évidemment, le poisson est très présent. Alors, oui, j’aime maintenant autant le poisson que la viande.

Avec le steak, salade ou frites ?

Frites et salade.

Caramel ou chocolat ?

Chocolat, un bon gâteau au chocolat à étages, mais aussi les brownies.

Gâteau ou biscuit ?

Je suis plutôt biscuit, les biscuits aux pépites de chocolat, j’adore. Un petit rituel avec les joueurs des équipes avec qui je jouais, c’était d’aller dans un Starbuck et de prendre un café et des biscuits aux brisures de chocolat à chaque déplacement de match. Rien de santé, c’était juste un petit réconfort.

Bière ou vin ?

Je ne suis pas un consommateur de bière. Pourtant, mes collègues danois auraient pu m’initier avec la Carlsberg ou la Tuborg, mais je préfère le vin. Ma découverte du vin est venue sur le tard dans ma vie, c’est bien agréable, surtout pour faire des découvertes.

Blanc ou rouge ?

Je suis plutôt rosé dès qu’il fait beau, ça sent les vacances, c’est relax, ça se boit frais, j’aime beaucoup. Sinon, en fonction de ce que je vais manger et même différemment pour chaque plat, blanc ou rouge. Il fut un temps où je préférais les vins californiens et sud-africains. Aujourd’hui, j’aime plutôt les vins rouges d’Italie, comme le Montresor Amarone della Valpolicella à moins de 35 $. C’est bon.

Bulles ou cocktail pour l’apéro ?

Plutôt des bulles, même si je ne suis ni un amateur ni un connaisseur du mousseux ou du champagne.

Présente-moi ton accessoire de cuisine chouchou, et pourquoi l’avoir choisi ?

Tu vas trouver ça bizarre, mais j’ai un très grand verre gradué pour les liquides de la cuisine pour faire les recettes, il est très grand et permet des recettes en quantité. C’est un cadeau, ma tante de Floride me l’a donné, mais il a aussi une double fonction. C’est très pratique en fait, lorsque tu veux relaxer et te servir un grand verre de jus ou de boisson, tu l’utilises sans avoir constamment à retourner te servir au frigo, un pratico-pratique (rire).

Sinon, puisque j’en mange beaucoup, un cuiseur de riz, c’est bien pratique.

Patrice Bernier
Photo Adobe Stock

As-tu un petit rituel lorsque tu prépares les repas ? Petit verre de vin, musique d’ambiance, tu chantes ?

Musique R&B – soul, du John Legend par exemple, c’est très agréable pour la soirée.

Un bon verre de vin, c’est relax, mais avec les enfants à la maison, j’avoue que nous recevons moins qu’avant. On préfère aller au restaurant avec les amis.

As-tu une recette chouchoute que tu fais à tes invités ?

Si je reçois la belle famille, je ne m’occupe de rien, tous les Italiens sont des cuisiniers (rire). En plus, il faut dire que c’est une grande famille, il n’est pas rare que nous soyons 30-40-50 personnes. C’est vraiment intense, il y a les charcuteries italiennes, les salades de légumes, de tomates, les bocconcini, les antipasti, les pâtes, mais aussi les plats créoles, Caraïbes, le griot au poulet ou au porc, le riz collé, les pois rouge et noir, les bananes frites... C’est toujours un grand festin.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es fier.

Je crois sincèrement que ce dont nous sommes les plus fiers, avec mon épouse, c’est la fusion de nos deux cultures culinaires. Dans chacune de nos réalisations culinaires, nous retrouvons un peu d’Italie et d’antillais-Caraïbes, c’est spécial, mais chaque plat fait plaisir, un peu d’épices par là, une autre saveur ici, nous nous complétons bien, même dans la cuisine. Mais nous avons aussi l’habitude de voyager. Dernièrement, nous avons fait une lasagne mexicaine, c’était vraiment très bon.

Dis-nous qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Le saumon boucané... dans le mauvais sens du terme, ou dans le vrai, mais brûlé, ça c’est sûr.

Je ne suis pas très bon pour les cuissons de poisson. Même les œufs, il m’arrive parfois de les brûler.

Meilleure expérience culinaire à vie au restaurant ?

Un restaurant à Tromso, en Norvège, les spécialités sont pratiquement toutes marines, dont des crevettes incroyables, mais c’était la première fois que je mangeais dans un restaurant de cuisine fusion, début des années 2000. Incroyable, une fusion culinaire de crevettes, pétoncles avec une émulsion de fruits exotiques, une expérience qui m’a marqué à vie.

Ça sentait quoi, chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petit ?

Le riz collé, le griot, les épices comme le curry, les ragoûts, les fèves noires, le lambi, le cabri en sauce ou rôti, les bananes pesées... Des saveurs que je porte dans mon cœur encore aujourd’hui. 

Carnet d’adresses 

Tes restos préférés ?

  • Antonio Park. Les sushis, là encore, c’est fusion, j’adore. Il faut préférablement vivre l’expérience au bar/comptoir, afin de voir les chefs en action, c’est beau à voir.
  • Kamuy du chef Paul Toussaint dans le quartier des spectacles à Montréal, cuisine caribéenne, savoureuse et encore fusion de toutes ces cultures des îles, avec des produits d’ici et d’ailleurs. Ce que j’aime beaucoup, c’est que ce sont plein de petits plats que tu peux déguster, passer de l’un à l’autre pour en apprécier toutes les saveurs et nuances. C’est une bien belle expérience. La cuisine caribéenne nous fait voyager dans les yeux et dans le palais. Un gros coup de cœur.
  • Fiorellino aussi, trois adresses à Montréal, c’est une belle et simple cuisine italienne, mais c’est fait dans les règles de l’art. Bonne pizza, bonnes pâtes.
  • Chez Boris, la terrasse exceptionnelle, manger là, c’est comme être en vacances.
  • Restaurant La Réserve, à Candiac, vraiment sympathique restaurant, sans prétention, mais c’est bien bon.

Produits culinaires chouchous ?

  • Riz.
  • Sauce BBQ, j’en mets partout, poulet, poisson, viande rouge, légumes.
  • Le wasabi.
Sauce BBQ
Photo Adobe Stock
Sauce BBQ

Boutique chouchoute ?

Épicerie Alimentari Sud à Saint-Lambert, un Haïtien d’origine qui vend des produits fins italiens en grande majorité, c’est vraiment très bien.

Plat préféré au restaurant ?

Si je sais que je vais avoir le bon, comme dans mon enfance, c’est le griot avec plantain frit. Aussi, penne all’arrabiata.

De quoi ne peux-tu pas te passer en cuisine ?

Petite particularité, il faut que j’ajoute du sel sur ma salade.

Un coup de cœur culinaire ?

Sauce piquante de Kansas City.

Gourmandise coupable ?

Un Jos Louis de chez Vachon, c’est bien bon et je ne me sens pas trop coupable.

Ton style de cuisine préféré ?

J’ai eu beaucoup de chance de découvrir le monde en voyageant et en étant un sportif professionnel et je dois dire que l’esprit de découverte est un grand bonheur, je ne compte pas m’arrêter de découvrir la cuisine du monde, comme la délicieuse cuisine thaïlandaise du restaurant Workshop à Copenhague, au Danemark.

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