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Absolution après une agression sexuelle: manifestation contre le jugement Poliquin

L’absolution de l’agresseur, une «décision rétrograde»

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Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Québec sur le coup de midi aujourd'hui pour s’insurger contre le jugement du juge Matthieu Poliquin qui a absous un agresseur sexuel.

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Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Québec.
Photo Nicolas Saillant
Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Québec.

« Notre colère est grande », a lancé Audrée Houle du Centre femmes d’aujourd’hui qui a pris la parole devant une centaine de manifestants ce midi devant le palais de justice de Québec. 

Ceux-ci en ont contre le jugement Poliquin, un juge de Trois-Rivières qui a offert une absolution conditionnelle à l’agresseur sexuel Simon Houle en raison de son jeune âge et de son travail d’ingénieur. 

  • Écoutez l’entrevue de Marc-André Leclerc avec Me Marie-Pier Boulet, présidente de l’Association des avocats de la défense sur QUB radio :

Au micro, Audrée Houle a affirmé que « ce jugement constitue une violence faite aux femmes ». 

« Les failles du système sont larges et c’est les femmes qui en subissent trop souvent les conséquences », a-t-elle ajouté.

Photo Nicolas Saillant

Tribunal spécialisé

La directrice de l’organisme Viol secours était aussi sur place pour dénoncer une « décision rétrograde » qui « déresponsabilise les agresseurs ». « On s’attend de nos juges qu’ils vivent dans la réalité d’aujourd’hui », ajoute-t-elle.  

Les gens présents se sont dits heureux que la sentence de Simon Houle soit portée en appel par le DPCP. Les femmes fondent aussi beaucoup d’espoir dans l’instauration du tribunal spécialisé pour les agressions sexuelles et de la formation continue donnée aux juges.

Des hommes étaient présents dans l’action éclair de ce midi, mais ils ont préféré s’abstenir de commentaire. « J’aime mieux laisser la parole aux femmes », nous a dit l’un d’eux. 

Des slogans s’attaquant au juge ont aussi été chantés comme « Poliquin, juge bon à rien » ou « Poliquin, l’alcool n’explique rien ».   

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