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La dernière chance

caricature beaudry

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Qu’ont en commun Martin St-Louis, David Desharnais, Mike Keane, Artemi Panarin, Steve Duchesne, Adam Oates et des dizaines d’autres ? Ils n’ont jamais été repêchés.  

Ils étaient passés sous le radar et s’il n’en tenait qu’aux dépisteurs des équipes de la NHL de cette époque, ces joueurs n’auraient jamais pu faire carrière à un niveau aussi élevé. Ils avaient été oubliés, négligés ou tout simplement mal évalués.  

Ils n’ont pas lâché le morceau, se résignant à poursuivre leur rêve de gagner leur vie en jouant au hockey, même dans des circuits mineurs. Soudain, comme un miracle, une deuxième chance s’est présentée et ils ne l’ont pas ratée.

Serge Savard, à son époque, n’hésitait pas à offrir cette deuxième chance à des joueurs de chez nous même s’ils n’étaient pas sortis au repêchage en les invitant à participer aux camps d’entraînement, et ce fut payant pour lui. Stéphan Lebeau et Sylvain Lefebvre ont donné de belles années au Canadien et ces deux-là n’auraient jamais gagné de coupe Stanley sans l’opportunité Savard. Des oubliés, il y en aura toujours et une organisation comme celle du CH a tous les outils pour éviter que de beaux talents ne leur glissent entre les doigts.  

POUR LES OUBLIÉS

La nouveauté serait « le camp des oubliés ». Un camp parallèle d’une semaine (fin août) qui regrouperait ces joueurs d’ici et même d’ailleurs de 18 à 24 ans qui n’ont pas été repêchés, mais qui méritent une dernière chance de se faire valoir. Ce rendez-vous aiderait certaines équipes de la Ligue américaine (dont le Rocket), de la East Coast League (dont les Lions de Trois-Rivières.)

Non pas que les recruteurs ne sont pas bons, mais il y a des impondérables. À 18 ans, c’est tôt pour certains hockeyeurs. De nombreux athlètes n’ont pas encore complété leur croissance physique. Plusieurs jeunes auront connu un mauvais stage junior ou universitaire et leur talent peut éclore sur le tard.

Oui, dans ces camps, il pourrait apparaître un Francis Bouillon, un Marc-André Bergeron, un Pascal Dupuis, un Alexandre Burrows ou même un Martin St-Louis. Shane Wright, qui se croyait premier, jeudi, vous le dira. Le repêchage est une science très inexacte. Luc Robitaille, 1394 points plus tard, est au Temple de la renommée et il avait été repêché en 9e ronde, Brett Hull et Daniel Alfredsson en 6e ronde. Ce camp parallèle donnerait l’opportunité à de nombreux Québécois de s’offrir une dernière chance, et pariez que les gradins regorgeraient de dépisteurs rêvant de dénicher un Jonathan Marchesseault, un Dan Boyle ou un Sergei Bobrovski, et pour vraiment pas cher en plus. 

De l’enclave  

  • Je n’irai pas jusqu’à dire que je savais que Montréal choisirait Juraj Slafkovsky mais je me serais posé de sérieuses questions s’ils avaient laissé passer un ailier de 6’4, 230 livres avec des mains et un talent de scoreur. Vous ?
  • Très poli et diplomate, Dominique Ducharme quand il parle de la direction du Canadien. Gorton et Hugues auraient voulu « scrapper » la carrière du coach et ils n’auraient pas fait mieux.
  • Jeudi, la coupe Grey sera à Montréal parce que les Alouettes célébreront le 20e anniversaire de sa conquête lors du match contre Edmonton. Ben Cahoon, Bruno Heppel, Uzooma Okeke et plusieurs autres seront sur place. Billets moitié prix pour les étudiants.
  • Renaud Lavoie m’a donné un coup de fil pour me remercier du papier que j’ai écrit sur lui la semaine dernière. « Tu sais Michel, dans notre milieu les claques su’a yeule viennent pas mal plus vite que les claques dans le dos. » T’as jamais dit si vrai.
  • Bon anniversaire à mon vieux complice, Pierre Trudel qui souffle 79 chandelles, aujourd’hui. 
  • Il a été mon préféré chez les Expos. Le grand numéro 10, Andre Dawson, célèbre ses 68 ans.
  • Incroyable. Près de 40 ans plus tard, Rick Bowness retourne coacher à Winnipeg où il a commencé derrière le banc. Entre-temps, comme instructeur ou assistant dans la NHL, il est passé par Boston, Ottawa, les Islanders, Arizona, Vancouver, Tampa et Dallas. Je ne vous parle pas de la Ligue Américaine. Il en a vu des combines.
  • Saviez-vous que Wayne Gretzky n’a jamais été repêché par une équipe de la NHL.
  • Alain D. me demande pourquoi l’arbitre ferme le poing pour signifier qu’un coureur est retiré au baseball. Aucune idée. J’en parle à Rodger Brulotte.
  • Je n’aime pas quand les gens huent Gary Bettman. Ce n’est pas parce qu’il manque de classe qu’on doit faire pareil.
  • Émilie Castonguay, adjointe au directeur général des Canucks de Vancouver, est brillante et rafraîchissante, et son apport sera bénéfique à l’équipe. Bonne chance, Madame !

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