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Le CRTC exige des réponses de Rogers au sujet de la mégapanne

Le ministre Champagne veut quant à lui que les entreprises de télécoms coopèrent

Le CRTC exige des réponses de Rogers au sujet de la mégapanne
Photo d'archives, Martin Alarie

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Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a ordonné à Rogers de fournir des réponses « détaillées » d’ici le 22 juillet sur les causes ayant provoqué la panne généralisée qui a privé de réseau plus de 10 millions de clients vendredi dernier.

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Le CRTC demande à Rogers de lui expliquer en détail « pourquoi » et « comment » cela s’est produit, ainsi que les mesures que Rogers met en place pour prévenir les pannes futures, a fait savoir dans un communiqué, mardi, le président du CRTC, Ian Scott.

Comme le fait remarquer M. Scott, la panne a aussi suspendu les appels à des services d’urgence comme le 911 et empêché un nombre important de transactions numériques entre commerces et clients.

Le CRTC a déjà annoncé qu’une enquête était déclenchée pour être en mesure de comprendre les origines de la panne.

Le ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie François-Philippe Champagne a intimé l’organisation fédérale à lui fournir des recommandations pour mieux encadrer le milieu des télécommunications.

Une rencontre à sept

M. Champagne a tenu une téléconférence avec des hauts dirigeants des plus grandes télécoms du pays, lundi.

« On a amené tout le monde autour de la table, les sept entreprises étaient là virtuellement, pendant plus d’une heure », a-t-il souligné, lors d’une entrevue avec Le Journal.

Il a donné à ces entreprises un délai de 60 jours pour développer un plan d’action commun et souhaite les forcer à s’entraider lorsqu’une panne survient. 

Pas le choix de collaborer

Questionné sur la féroce compétition et parfois même l’animosité entre ces gros joueurs des télécommunications, le ministre affirme qu’ils n’auront pas le choix de mieux collaborer entre eux. 

« Je sais [qu’ils sont à couteaux tirés], mais hier, ils étaient en mode écoute. [...] Ils n’avaient pas le choix. Il n’y a personne qui aurait voulu ne pas écouter le ministre de l’Industrie suite à ce qui s’est passé, ça prend beaucoup d’humilité de leur côté », a-t-il souligné. 

L’industrie réceptive

Toutefois, selon le ministre, les entreprises étaient déjà prêtes à aider lors des premières heures de la mégapanne de Rogers. 

« Tout le monde a intérêt à ce qu’on ait un réseau plus résilient. Quand j’ai appelé à partir de Tokyo [...], tout le monde voulait aider », a-t-il indiqué.  

Le ministre était en déplacement au Japon lors de la panne, où il a rencontré des constructeurs automobiles et parlé de la propriété du fabricant de vaccins Medicago avec son actionnaire majoritaire Mitsubishi. 

« Mon téléphone était assez occupé, il n’arrêtait pas de sonner. À l’heure du Japon, il était 4 heures du matin. Dans le genre de rôle qu’on a, on est là pour servir. On a été capable de prendre des bonnes mesures », a-t-il expliqué. 

-Avec l’Agence QMI

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