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Six ans à un conjoint violent qui risque l’expulsion du pays

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Un jeune délinquant qui a gravement battu sa conjointe sur une période de huit mois a reçu une peine de six ans de pénitencier et risque maintenant l’expulsion du Canada en raison de son statut de résident permanent.

À l’été 2019, Loïc-Ndayizeye Kalunga a fait la rencontre d’une jeune résidente d’Ottawa par l’intermédiaire d’amis communs. L’accusé a ensuite déménagé à Ottawa avec cette dernière et ses enfants, mais ils revenaient régulièrement à Québec pour visiter ses proches. 

Loïc-Ndayizeye 
Kalunga.
Coupable
Photo d'archives
Loïc-Ndayizeye Kalunga. Coupable

Un premier épisode de violence est ainsi survenu au jour de l’An 2020, à leur retour à l’hôtel, quand Kalunga avait reproché à la victime son comportement. L’homme de 23 ans avait alors enfilé ses bagues pour frapper la jeune femme au visage avant de l’étrangler au point de lui faire perdre connaissance. 

Gravement battue

Plusieurs autres actes de violence ont eu lieu à l’été 2020, toujours dans la région de Québec, lors desquels la victime était frappée au visage et aux jambes. La violence a atteint un point culminant en août, alors que la femme de 21 ans a été gravement battue, étranglée et tirée par les cheveux. 

Dans la panique, la victime avait demandé à ses enfants de monter dans la voiture immédiatement pour fuir les lieux en direction d’Ottawa sans prendre d’effets personnels. Dans sa fuite, la femme, qui n’avait pas d’argent, avait même dû voler de l’essence et de la nourriture pour ses enfants dans un dépanneur, vol qu’elle a remboursé par la suite. 

Une plainte pour violence conjugale avait été faite à la police d’Ottawa le lendemain, ce qui avait mené à l’arrestation de Kalunga par l’Escouade intégré de lutte contre le proxénétisme (EILP). Ce dernier, qui est arrivé au Canada avec sa famille en 2012 à titre de réfugié, a été reconnu coupable de voie de fait grave, voie de fait armée et voie de fait avec lésions.  

Pas un citoyen canadien

La juge Rachel Gagnon a prononcé une peine de six ans de pénitencier pour ces actes de violence conjugale, ce qui a satisfait la procureure du DPCP, Me Mélanie Tremblay. Sauf qu’en raison de ses nombreuses condamnations passées, Kalunga, qui s’est présenté en salle d’audience avec un bandage au nez, n’a jamais obtenu son statut de citoyen canadien et risque maintenant l’expulsion du pays.

Une mesure en ce sens a d’ailleurs été lancée par les autorités, mais est présentement en appel par le délinquant. La nouvelle condamnation de Kalunga risque toutefois de ne pas aider sa cause. 

Selon des sources policières, Kalunga pourrait aussi avoir fait d’autres victimes dans la région de Québec. Celle-ci sont invitées à communiquer avec les autorités. 

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