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Un juge qui manque de jugement

COURTOISIE
Courtoisie Le juge Matthieu Poliquin

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L’agresseur Simon Houle aurait fait une seconde victime quelques jours seulement après avoir obtenu une absolution conditionnelle de la part du juge nouvellement nommé, Matthieu Poliquin, selon de nouvelles allégations.

Belle conséquence d’un jugement mou faisant passer le coupable pour une victime.

L’accusé avant la victime

Nommé juge l’automne dernier, Matthieu Poliquin a auparavant travaillé comme avocat à l’aide juridique. Par défaut, son travail était de défendre des accusés, pas des victimes.

Est-ce que son passé pourrait expliquer sa perspective laxiste dans le dossier de l’agresseur Houle? Je me pose vraiment la question.

Selon le juge Poliquin, l’incident avait été de courte durée et l’accusé pourrait subir d’importantes conséquences professionnelles s’il ne bénéficiait pas d’une absolution.

Pauvre ‘tit pit.

Pourtant, le jugement est éloquent :

«Les conséquences des crimes sur la victime sont importantes.»

«Tristesse, déception, colère, frustration, honte, gêne, crainte de croiser l’accusé, hypervigilance, perte de confiance en elle, difficulté à faire confiance aux autres, isolement, insomnie, cauchemars, sentiment de culpabilité et d’injustice.»

«Sa consommation d’alcool et de médicaments a augmenté. Des idées sombres ont mené à son hospitalisation en psychiatrie pendant sept jours. Elle a également consulté plusieurs psychologues.»

«L’intimité avec son conjoint a été affectée pendant plusieurs mois.»

«Plusieurs absences scolaires ont entraîné des échecs et retardé la fin de son parcours universitaire d’une session.»

«Elle a été en arrêt de travail pendant cinq mois, avec comme résultat des difficultés financières pendant plus de deux ans.»

«Malgré l’absence de blessures physiques à proprement parler, l’importance de ses blessures psychologiques lui a causé indirectement des douleurs physiques.»

«La longueur du processus judiciaire lui a occasionné de la déception et du stress.»

Objection!

Ça ne méritait pas une sentence sévère et dissuasive?

Ah, mais l’accusé est un actif pour la société. Donnons-lui un break, c’est un bon gars, il ne faudrait pas l’empêcher de voyager!

Allez dire ça à la victime qu’il aurait faite en voyage, monsieur le juge.

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