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La COVID a le dos large!

Fermeture temporaire Tim Hortons Lévis
Photo d'archives, Pierre-Paul Biron Un Tim Hortons a fermé ses portes temporairement en raison d’un manque d’employés.

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On n’arrête pas de nous rabâcher les oreilles qu’on manque de personnel au Québec. Des restaurants ferment leur porte, d’autres n’offrent que le service au volant ou diminuent leurs heures d’ouverture. L’une des raisons invoquées, la pandémie. Faisons plutôt un examen de conscience. 

Hier matin, Sasha (nom fictif pour protéger l’identité du jeune), 15 ans, se rend à la succursale de Blainville d’une chaîne de café bien connue. Son premier emploi et sa journée de formation. Il est tout fier. Il veut aider ses parents à payer ses frais de scolarité. Vers 14 h, Sasha rentre chez lui, profondément triste, bouleversé. Sa mère tente de comprendre. Il a bien aimé l’équipe de jeunes et la gérante, mais que dire de cette propriétaire arrogante et irrespectueuse ? Une attitude méprisante, digne des personnes qui, pour se donner de l’importance, écrasent les autres. On les connaît ces gens-là ! Ils pullulent dans plusieurs sphères professionnelles. Vous en connaissez sûrement. 

La faute à la COVID ! Vraiment ? 

Pénurie de main-d’œuvre 

Au Canada, plus de la moitié des entrepreneurs peinent à recruter. On assiste d’ailleurs à une répartition inégale de la main-d’œuvre, particulièrement dans les entreprises de services à la clientèle. En outre, près de 20 % de la masse salariale au Québec, la plus importante depuis les baby-boomers, est constituée de jeunes de la génération Z (12 à 25 ans).  

Autrement dit, la génération de Sasha et la suivante, celle que l’on nomme Alpha, constitueront la majorité de la main-d’œuvre des années à venir. Par conséquent, si les employeurs veulent recruter ces jeunes et les garder, ils vont devoir les comprendre et leur offrir un environnement de travail sain. Par exemple, la génération Z est connue pour rechercher un milieu professionnel valorisant, flexible, respectueux et non conflictuel. Une communication harmonieuse avec la hiérarchie est importante pour eux. Ce qui est loin des pratiques de ce café.  

Harcèlement au travail 

Au Québec, les employeurs sont tenus de mettre en place une politique de prévention du harcèlement psychologique et sexuel, ainsi qu’un processus de traitement des plaintes. 

Ils doivent également la faire connaître à leurs employés. Les délinquants sont d’ailleurs passibles d’une amende de 600 $ à 1200 $. S’ils sont signalés et ne règlent pas la situation, l’amende peut monter à 6000 $.  

Savez-vous que les plaintes retenues (lésions acceptées) par la CNESST pour harcèlement psychologique et sexuel ont connu une forte augmentation de 2017 à 2020 (+ 414 %), tout comme les recours traités par leurs affaires juridiques (+71,9 %) ? Ces augmentations démontrent d’une certaine manière que les employés ne se laissent plus faire et que plusieurs dénonciations semblent fondées. Prenez note que le Québec est la seule province à offrir un service juridique à ses travailleurs.  

Si nous voulons changer les choses et montrer l’exemple aux jeunes, faisons notre part. Personnellement, je choisis de dépenser dans des commerces qui ont des pratiques respectueuses de leurs employés. Et vous ? 

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