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Des aînés qui aiment apprendre

Des aînés qui aiment apprendre
PHOTO COURTOISIE / Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

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La soif d’apprendre est toujours présente chez les aînés, si bien que l’Université du troisième âge (UTA) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a décidé d’offrir des cours à Québec en plus de ceux donnés à Trois-Rivières depuis 2009. 

L’an dernier, le nombre d’inscriptions aux différents cours de l’UTA a augmenté de 30 % comparativement à 2020.

Comme plusieurs cours étaient offerts en mode virtuel pendant la crise sanitaire, des gens d’un peu partout en province ont pu apprendre pour le plaisir.

Cette année, en septembre, les cours seront donnés en présentiel, toujours à Trois-Rivières, mais aussi à Québec.

«Nous n’enlevons rien à la programmation en présentiel de Trois-Rivières. L’objectif est d’avoir une offre de services dans les deux régions. Si la réponse de la communauté est bonne, notre programmation sera éventuellement bonifiée», nous a expliqué Marie-Christine Fortin, coordonnatrice du campus de l’UQTR à Québec.

Mme Fortin dit déjà percevoir un engouement chez la clientèle de 50 ans et plus, et ce, même s’il existe déjà une université du troisième âge à Québec. 

«L’UTA de l’Université Laval fonctionne à plein régime et les gens ont de la difficulté à se trouver une place. En s’amenant à Québec, nous ajoutons une offre permettant à d’autres individus de suivre des cours», a expliqué Mme Fortin, ajoutant que les cours offerts seront différents dans les deux institutions.

De son côté, la coordonnatrice de l’Université du troisième âge de l’UQTR, Christine Dallaire, a souligné que l’objectif du programme est de permettre aux gens de maintenir leurs connaissances tout en gardant actif les aspects cognitifs de leur cerveau sans avoir la pression de devoir remettre un travail ou faire un examen.

D’ordre général, ce sont des gens âgés de 50 ans et plus qui participent aux divers cours ou aux conférences, mais une plus jeune personne n’est pas refusée pour autant, a mentionné Mme Dallaire.

Et, selon elle, il est faux de penser que ce sont uniquement des gens étant allés à l’université qui s’intéressent à l’UTA. 

«Il y a des personnes qui avaient comme rêve de suivre des cours de niveau universitaire, mais n’avaient pas encore eu cette chance. C’est 50-50. Il y a des citoyens qui ont été aux études supérieures et d’autres qui ont seulement soif d’apprendre.»

Des aînés qui aiment apprendre
PHOTO COURTOISIE / Jacques Aubry

Jacques Aubry, un Trifluvien de 69 ans, qui se situe dans cette dernière catégorie, nous a confié qu’il apprécie grandement le fait qu’«avec l’UTA, tu peux avoir dans la même classe un individu qui possède un secondaire 3 et un autre une maîtrise et [que] ça ne paraît pas». 

«Les enseignants vulgarisent très bien [ce qui] permet à tout le monde de comprendre», a-t-il ajouté.

M. Aubry détient un diplôme d’études secondaires et suit des cours à l’UTA depuis une dizaine d’années. 

Employé d’usine, il a toujours eu envie d’approfondir les sujets discutés au quotidien. 

Il a suivi, entre autres, des cours en communication sociale, en histoire, en droit criminel, en économie, en philosophie et en géopolitique.

À ses débuts, en 2009, l’UTA à Trois-Rivières offrait cinq cours et quelque 500 personnes prenaient part à ses activités. Elle compte maintenant près de 2000 apprenants sur une base annuelle et offre une trentaine de cours.

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