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Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
PHOTO MARCEL TREMBLAY/ Agence QMI

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Lors d’un concert au haut niveau de raffinement musical qui marquait la fin du Festival d’été, hier soir, les Montréalais adoptifs de Half Moon Run ont célébré leur appartenance au Québec avec une fierté non dissimulée de jouer pour la première fois sur les plaines d’Abraham.

C’est le batteur Dylan Phillips qui a le mieux résumé les sentiments « impossibles à décrire » qui habitaient le trio durant ce qui avait tous les airs d’une consécration pour eux. 

« Nous venons de partout au Canada, d’Ontario, de Colombie-Britannique. Le Québec, c’est notre maison maintenant. D’être acceptés ici, de sentir l’amour, ça nous touche. » 

Pourtant, après la mémorable et explosive rencontre avec Rage Against The Machine, samedi, il était légitime d’anticiper que les plaines d’Abraham auraient la gueule de bois en cette dernière soirée du Festival d’été. 

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
PHOTO MARCEL TREMBLAY/ Agence QMI

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
PHOTO MARCEL TREMBLAY/ Agence QMI

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
PHOTO MARCEL TREMBLAY/ Agence QMI

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
PHOTO MARCEL TREMBLAY/ Agence QMI

Ça n’a pas été le cas. 

Certes, le site était loin d’être aussi rempli que la veille, mais c’est une foule plus que respectable qui a reçu avec enthousiasme l’indie rock planant et tout en finesse des Montréalais. 

Raffinement 

Reconnu pour ses spectacles intimistes, le trio a vite prouvé qu’il était à sa place sur ce vaste site. Sur Judgement, premier titre au programme, les accords de guitare tranchants et enveloppants de Devon Portielje ont effacé tous les doutes à ce sujet. 

Avec le soutien à la mise en scène de Pilou, Half Moon Run s’est servi de sa carte blanche pour ajouter une belle touche de raffinement à ses chansons, principalement celles de son premier album de 2012, Dark Eyes, très présentes toute la soirée et toujours reçues avec ferveur. 

À plusieurs reprises durant le concert, ce souci de magnifier leur répertoire s’est traduit pas le recours à un ou même deux quatuors à cordes, chacun formé de trois violons et un violoncelle, qui ont joué à la perfection leur rôle de soutien musical. 

Leur apport a été particulièrement remarqué, et remarquable, lors de l’envoutante Give Up et pendant Favourite Boy, dont l’effet fédérateur était indéniable. 

Invités franco 

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

Pour bien sceller son adoption par le Québec, Half Moon Run, qui chante exclusivement en anglais, avait décidé d’inviter deux têtes d’affiche de la chanson francophone. 

Les soeurs Boulay sont d’abord venus jouer Nous après nous avant de contribuer aux délicieuses harmonies vocales qui ont bercé Sun Leads Me On

En fin de parcours, la présence de Daniel Bélanger a donné un autre beau moment de communion quand le public s’est joint aux artistes sur scène pour entonner d’une seule voix Les deux printemps

Half Moon Run au FEQ: un envoûtant festin musical
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

Enfin, après une dernière séance en trio pour Full Circle, une autre favorite de Dark Eyes, Half Moon Run, les soeurs Boulay, Daniel Bélanger et les quatuors à cordes se sont réunis pour conclure en beauté sur la mélodie de Grow Into Love

Grandir dans l'amour, que pourrait-on se souhaiter de plus en ces temps troubles ? 

Walk The Moon: effervescent 

Half Moon Run pourra aussi se vanter d’avoir pu compter comme première partie, au moins une fois dans son existence, un groupe dont une chanson cumule plus d’un milliard d’écoutes sur Spotify. 

On parle ici de Walk The Moon, formation américaine de pop effervescente, et généralement inoffensive, qui s’amenait avec dans son arsenal pour assujettir les Plaines l’immensément populaire ver d’oreille Shut and Dance Up. 

Évidemment, la chanson attendue a eu un effet bœuf, mais on a quand même préféré quand Walk The Moon, mené par l’énergique Nicholas Petricca, y mettait davantage de mordant. Exemple : la mise en avant de la guitare, au lieu des claviers inspirés des années 80, de Headphones, qui s’est muée en une reprise de Kashmir, de Led Zeppelin. 

Il n’en reste pas moins que leur heure d’ouvrage a été très appréciée. L’ovation qui a salué la fin de leur prestation, conclue avec le succès Anna Sun, ne laissait aucun doute. 

Walk Off The Earth: en avant les reprises

Une torpeur fort compréhensible se faisait sentir, en ce début de douzième soirée du FEQ, quand la formation indie pop-rock Walk Off The Earth est débarquée comme un ouragan sur la scène des Plaines. 

Le dynamisme de ce quatuor de musiciens qui jouent tous d’une centaine d’instruments différents (en exagérant à peine), révélé il y a maintenant un bail grâce à sa reprise de Somebody That I Used To Know, a fait mouche et dynamisé les spectateurs. Ceux-ci se sont laissé emporter sans résister devant la fougue affichée notamment par la chanteuse Sarah Blackwood. 

Même si les compositions originales de Walk Off The Earth ont fait le travail attendu, le clou de leur prestation a été leur fameux pot-pourri de reprises qu’ils ont rendus en jouant tous de la même très grosse guitare. 

Une bonne note doit aussi être attribuée à leur version de Eye Of The Tiger au ukulélé. Charmant ! 

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