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Régie du bâtiment du Québec: la licence d'Armoires PMM révoquée

Jean-Noël Lacroix, homme d'affaires de la région de Québec
Photo tirée de Facebook Jean-Noël Lacroix, homme d'affaires de la région de Québec

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Vendredi, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a révoqué la licence d'Armoires PMM, un fabricant et installateur de mobilier de cuisine et de salle de bain, reprochant au propriétaire de l'entreprise de servir de prête-nom à Jean-Noël Lacroix, un homme d'affaires connu des autorités.

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Ce n'est pas la première fois que Jean-Noël Lacroix, un homme d'affaires de Québec, se frotte aux autorités à cause de mauvaises pratiques commerciales. Il a d'ailleurs été reconnu coupable d'infractions pénales et criminelles importantes au cours des dernières années.

Selon la RBQ, le propriétaire et le détenteur de la licence d'Armoires PMM, Maxime Morency, a servi de prête-nom à M. Lacroix, qui dirigeait finalement la compagnie sans en avoir les droits légaux et en profitant des bénéfices.

D'après le jugement, Maxime Morency n'était donc qu'un «paravent» et n'agissait en rien dans l'entreprise. Alors qu'il était censé n'être qu'un simple directeur des ventes, Jean-Noël Lacroix touchait un salaire d'homme d'affaires prospère qui ne concordait pas avec son titre. De plus, plusieurs témoignages indiquent que Jean-Noël Lacroix s'identifiait comme le patron de l'entreprise, en plus d'en gérer les embauches et les opérations.

D'ailleurs, plusieurs clients se sont plaints à l'Office de la protection du consommateur, affirmant être victimes de «stratagèmes de vente sous pression» et de «menaces» de la part de Jean-Noël Lacroix. Il aurait aussi insulté certains clients.

En août 2020, par exemple, l'homme d'affaires a rencontré Nathalie Rivard, une cliente, pour la presser de signer un contrat. Il lui a indiqué qu'il allait augmenter ses tarifs si elle ne paraphait pas l'entente immédiatement. Quelques jours plus tard, Mme Rivard a contacté M. Lacroix afin d'annuler le contrat, et ce dernier s'est fâché et lui a crié des insultes.

Cette situation s'est répétée à plusieurs reprises quand d'autres clients ont voulu annuler leur contrat.

La RBQ reproche également à Armoires PMM d'avoir utilisé les services d'autres entrepreneurs sans licence pour l'exécution de travaux. «Il n’y a pas personne dans la compagnie qui est chargé de s’occuper de vérifier si les sous-traitants sont titulaires d’une licence. Ils devraient tous en avoir, je devrais vérifier», a même avoué M. Morency aux autorités.

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