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«Nish»: dépaysement total pour deux ados autochtones

Isabelle Picard (auteure)
Photo courtoisie Isabelle Picard

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Isabelle Picard présente le deuxième tome de sa série Nish, dans lequel les jumeaux Léon et Éloïse quittent Matimekush pour s’installer près de Québec. À travers un récit bien campé dans la réalité des jeunes, l’autrice vise à faire connaître les enjeux des Premiers Peuples du Québec.

Racontez-nous comment est née votre série jeunesse Nish.

Quand j’avais 24 ans, on a organisé un échange avec des jeunes de ma communauté – Wendake – et celle de Matimekush. Même si je suis Autochtone, j’ai eu un choc culturel en arrivant à Matimekush, parce que je viens d’une communauté urbaine, alors que celle-ci est très éloignée. J’y ai vu des personnes qui ont appris à vivre avec le territoire, à le protéger, à l’aimer. J’ai eu envie d’écrire, un jour, sur cette communauté.  

La littérature jeunesse, c’est une belle façon de faire connaître la réalité des jeunes, mais aussi celle des Premiers Peuples du Québec, par exemple.

Exactement. Je n’avais pas envie d’aller dans un truc très « école ». Nish, c’est d’abord et avant tout l’histoire de deux adolescents. Oui, ça se passe en milieu autochtone et il y a des particularités, mais on y parle d’amitié, d’amour, de la famille, du sport... Il y a aussi les niaiseries qu’on fait, à cet âge (rires) !

Qu’est-ce que Nish 2 : Les aurores boréales réserve aux jumeaux Léon et Éloïse ?

Ils déménagent à Wendake et c’est un peu le choc d’arriver dans une autre communauté autochtone, mais très collée sur la ville. Ce déménagement sera un grand défi pour eux. Léon et Éloïse devront refaire leur secondaire 2 ! C’est souvent le cas, encore aujourd’hui, quand des étudiants viennent d’une communauté éloignée. L’école les fait « recaller » d’une année, pour s’assurer qu’ils puissent avoir un meilleur élan pour la suite. À travers ces défis, Léon et Éloïse vont se découvrir une force qui va les modeler pour le futur.

Avez-vous eu des commentaires de jeunes lecteurs de la communauté autochtone ?

Je possède encore une maison à Wendake. Je me souviens d’un garçon un peu nerveux qui est venu cogner à ma porte. Il était content d’avoir lu une histoire qui parlait de son territoire. Il m’a dit qu’il adorait faire de la motoneige et du quatre roues, que je mentionnais ça dans mon histoire, alors que, normalement, on ne retrouve pas ça dans les livres. Quelle belle récompense ! 

Par curiosité, avez-vous déjà eu l’occasion de voir des aurores boréales ?

Oui, deux fois, dont une à Wendake. Quand j’étais jeune, à Wendake, il n’y avait pas de lampadaires, dans les rues. Tout était noir... Je me souviens, à l’adolescence, je suis sortie de la maison, j’ai regardé à droite et je me suis dit : « Voyons, c’est quoi ça ? ». J’ai aussi eu la chance d’en voir dans le coin de Sept-Îles. Chaque fois, c’est magique, majestueux. C’est un spectacle et il faut prendre le temps de le regarder ! 

Isabelle Picard (auteure)
Photo courtoisie

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