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L’été de tous les dérèglements

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J’entame aujourd’hui mes vacances et j’aurais aimé vous laisser sur une note positive. Je vais quand même essayer de sauver cette chronique avant la fin. Entre-temps, soyons honnêtes, le monde balance d’une impasse à l’autre.

La vague de chaleur à Londres a provoqué des incendies.
Photo AFP
La vague de chaleur à Londres a provoqué des incendies.

Commençons par le climat, qui va au-delà de nos espérances – nous, Québécois, qui rêvons au moins six mois par année de soleil et de chaleur. Nous avons décrit en long et en large les exceptionnels 40° Celsius que l’Angleterre a connus en début de semaine dernière. Toute l’Europe de l’Ouest, en fait, s’est retrouvée au rouge sur les cartes météorologiques.

La chaleur est aussi présente à Washington.
Photo AFP
La chaleur est aussi présente à Washington.

Ce n’était pas plus frais au sud de la frontière, alors qu’une soixantaine de nouveaux records quotidiens de chaleur ont été établis à travers les États-Unis, de 37,7 °C à Denver à 41,6 °C à Salt Lake City. Sachant que la première est une ville de hockey et de ski et que l’autre a accueilli les Jeux olympiques d’hiver de 2002, il va falloir revoir notre définition de « climat tempéré ».

Encore plus inquiétant, un flot de nouvelles données récoltées par des chercheurs à la fin de 2021 révèle que le phénomène d’« amplification polaire » entraîne un réchauffement encore plus rapide de l’Arctique qu’initialement estimé : quatre fois plus vite que le reste de la planète ! Conséquences : montée accélérée du niveau des mers et multiplication prévue des incidents de météo extrêmes.

D’un extrême à l’autre

Parlant d’extrême, les audiences de la commission du Congrès américain sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 ont confirmé que les États-Unis ont été laissés à eux-mêmes par le président d’alors, Donald Trump.

Pendant 187 minutes, refusant d’intervenir, il regardait, à la télé, les policiers être battus, les fenêtres et les portes être défoncées et les élus – républicains comme démocrates – courir dans tous les sens, cherchant à sauver leur peau.

Malheureusement, en dépit de ce qui a été présenté, de plus en plus d’Américains se résignent à voir les choses empirer. En fait, selon Rachel Kleinfeld, chercheuse en terrorisme intérieur, le pourcentage d’Américains approuvant la violence politique pour faire progresser leur cause se rapproche des pires moments des « Troubles » en Irlande du Nord en 1973. 

Glup !

LA TÊTE DANS LES ÉTOILES

J’aurais aimé me réjouir de l’accord conclu entre la Russie et l’Ukraine pour l’exportation des céréales ukrainiennes qu’attendent avec angoisse des millions de personnes au Moyen-Orient et en Afrique.

Un soldat ukrainien marche dans la ville de Siversk.
Photo AFP
Un soldat ukrainien marche dans la ville de Siversk.

Mes doutes sur les soudaines bonnes intentions russes ont tristement été confirmés par le bombardement hier du port ukrainien d’Odessa, avenue majeure pour l’envoi des récoltes vers l’étranger. Dans cette guerre, il faut même se méfier des bonnes nouvelles.

Une des images transmises à la NASA par le télescope James Webb.
Photo AFP
Une des images transmises à la NASA par le télescope James Webb.

Cela dit, tout n’est pas totalement noir. À preuve, les fabuleuses images que le télescope James Webb nous a transmises des fins fonds de l’univers. Non seulement il y a là de quoi rêver, mais il y a aussi matière à s’émerveiller devant les prouesses technologiques dont l’humanité reste capable. 

On n’est pas si méchant après tout.

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