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Netflix et Disney+: préparez-vous à voir de la pub

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D’ici quelques mois, chers abonnés de Netflix et de Disney+, vous verrez de la pub. 

Malgré les milliards qu’ils recueillent chaque année auprès de leurs 351 millions d’abonnés, ces deux grands distributeurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Ils ont donc décidé de renflouer leurs coffres en vendant des messages publicitaires sur leur service de base. Si vous êtes abonnés à l’un ou l’autre de ces services afin de regarder films et séries sans interruptions publicitaires, il faudra désormais vous résigner à en subir. À moins de payer plus cher, évidemment. 

Non content d’avoir grignoté les auditoires de la télévision traditionnelle, voilà que Reed Hastings, fondateur de Netflix, entend la rendre exsangue en la privant de la publicité que ne lui ont pas encore ravie Google, Twitter, Facebook et compagnie. 

Netflix avait déjà porté un coup très dur à la télévision en acceptant d’acquitter des coûts de production astronomiques, hors de portée des réseaux ordinaires de télévision, qu’ils soient publics ou privés. La série The Crown, par exemple, a coûté environ 13 millions de dollars américains par épisode, deux à trois fois plus cher que ce qu’on payait au moment où on l’a mise en chantier. CBC a produit Anne with an E grâce aux poches profondes de Netflix. Par la suite, la direction de la CBC a admis que la série avait fait augmenter de façon significative les coûts habituels de production à Toronto.

COMBIEN DE MESSAGES ?

À l’heure actuelle, sans les taxes, le service de base de Netflix est à 9,99 $ par mois. Il donne droit à un seul écran en diffusion normale. Pour la haute définition et le droit de diffusion sur quatre écrans, l’abonnement est à 16,49 $. À 20,99 $ pour le service Premium qui inclut l’ultra HD.

Chez Disney+, la tarification est plus simple : 11,99 $ par mois ou 119,99 $ par an. Rien ne dit que Netflix diminuera de beaucoup le prix de son abonnement au service de base malgré la publicité qui fera son apparition au début de l’année prochaine. 

Pour l’instant, Disney+ s’est engagée à ne pas insérer plus de quatre minutes de publicité à l’heure, mais Netflix n’a rien annoncé encore. La pub, c’est comme le coût de l’abonnement, on l’augmente petit à petit, malheureusement sans perdre trop de téléspectateurs et sans augmenter la qualité du service. Rappelons-nous la belle époque où il n’y avait que quelques minutes de publicité à l’heure sur nos réseaux de télévision et aucun message publicitaire à Télé-Québec ou dans le téléjournal de Radio-Canada !

REED HASTINGS FULMINE

Netflix, qui accepte très mal de perdre des abonnés depuis le début de l’année, entend resserrer ses contrôles et diminuer le nombre de personnes qui regardent le service illégalement, utilisant le mot de passe d’amis ou de voisins. Reed Hastings est d’autant plus furieux que Disney+ a gagné plus de huit millions d’abonnés pendant qu’il en perdait un million. 

Ce n’est pas que la vidéo en continu devienne moins populaire, mais les consommateurs commencent à réaliser que la multiplication des services finit par peser lourd sur leur porte-monnaie. Combien d’abonnements mensuels sommes-nous prêts à défrayer pour des services dont le prix augmente continuellement sans que la qualité s’améliore ? Le catalogue de films et de séries qu’offre Netflix au Québec est beaucoup moins intéressant que celui dont disposent les Américains ou les Britanniques, sans parler du répertoire qui se renouvelle à pas de tortue. 

Ce n’est sûrement pas l’ajout de messages publicitaires qui attirera de nouveaux abonnés.

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