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Osheaga: Arcade Fire rattrape le temps perdu

Le groupe d’origine montréalaise a rempli les attentes au festival d’Osheaga

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Le groupe Arcade Fire a donné une prestation à la hauteur de son talent ce vendredi soir à Osheaga.

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Qui de mieux que la bande à Win Butler et Régine Chassagne pour couronner le coup d’envoi du 15e anniversaire du festival Osheaga et, de surcroît, le premier événement d’une telle ampleur tenu sans compromis dans la métropole québécoise en trois ans ?

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Appelé en renfort des Foo Fighters – endeuillés de leur batteur Taylor Hawkins –, Arcade Fire s’est avéré un plan B de luxe. Et ce n’est qu’en entendant les premières notes de Ready to Start, deuxième morceau du spectacle, qu’on a pu réaliser la magnitude du moment.

Le chanteur du groupe Arcade Fire.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Le chanteur du groupe Arcade Fire.

Naviguant entre les effluves des camions-restaurants, les nuages de fumée secondaire et l’effervescence d’une foule de dizaines de milliers de personnes, les mélomanes agglutinés sont restés pendus aux lèvres du power couple du Mile-End et de ses camarades.

Arcade Fire s’est laissé désirer depuis son dernier passage au parc Jean-Drapeau, en 2010. Le style de l’éclectique formation montréalaise a évolué de façon fulgurante depuis, incorporant des éléments disco et dance-pop au rock alternatif qui a bâti sa renommée.

Les festivaliers étaient prêts pour la première journée de la quinzième édition d’Osheaga.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Les festivaliers étaient prêts pour la première journée de la quinzième édition d’Osheaga.

La foule aussi désinhibée que diversifiée s’est laissée bercer par l’ambiance de pièces plus contemplatives comme Age of Anxiety I, mais n’a pas hésité à se déhancher avec véhémence sur les infatigables mélodies de The Suburbs ou Neighborhood #1.

Bien que les membres d’Arcade Fire présentaient pour la première fois à la ville qui les a vus grandir leur nouvel opus, We, ils ont tout de même exploré l’ensemble de leur illustre discographie et n’ont ignoré aucun classique. 

Avec dévotion, amour et sincérité, le groupe chouchou des Montréalais a rattrapé le temps perdu avec brio. 

Un « vrai » retour

En vertu du désistement de plusieurs têtes d’affiche et de la menace d’une septième vague de la COVID-19 qui plombe la sécurité des festivaliers, les architectes d’Osheaga n’ont pas vécu un été des plus apaisants. Dame Nature semble toutefois avoir entendu les prières des organisateurs, mettant la table pour un coup d’envoi réussi sur toute la ligne.

L’édition de cette année n’a absolument rien à voir avec celle de l’an dernier, tant sur le plan musical qu’organisationnel. Nonobstant une programmation bien plus costaude, la sélection en nourriture, boisson et diverses marchandises y est bien plus attrayante, malgré les coûts faramineux attendus dans ce genre d’événement. 

Ceux qui ne sont pas familiers avec l’immensité du site ont toutefois subi les contrecoups de ce « vrai » retour à la normalité. Plusieurs peinaient à trouver leurs repères dans la maison des fous du parc Jean-Drapeau, trottant de scène en scène telles des poules sans tête, et la majorité des employés semblaient encore démystifier ce labyrinthe.

Cela n’a pas miné l’humeur des festivaliers pour autant ; on pouvait constater à la conclusion des derniers spectacles de vendredi que plusieurs d’entre eux auraient passé la nuit sur l’île Sainte-Hélène si cela avait été possible. 


KID LAROI

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

L’artiste australien a offert une des performances les plus courues de la journée, attirant l’attention davantage pour son énergie et son charisme que ses prouesses musicales – même si les plus jeunes festivaliers semblaient connaître mot à mot ses traits. Il a notamment demandé à une festivalière le nom de son ex-copain pour enjoindre le public à l’envoyer promener collectivement.


TURNSTILE

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

La formation de Baltimore, héritière de Rage Against the Machine, a permis aux plus courageux de headbanger et de sauter dans le moshpit à leur guise. Rythme effréné, performance vocale aussi juste qu’endiablée, palette sonore rétro : tous les éléments étaient réunis pour un moment punk inoubliable. On aurait simplement ajouté quelques décibels à l’affaire.


LES LOUANGES

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Le natif de Lévis s’est illustré sur un des parquets les plus modestes du site, et on n’en veut pas au responsable de la programmation. Dans une ambiance intimiste, le sympathique chanteur et guitariste à la chevelure turquoise a charmé un public déjà conquis grâce à son attitude désinvolte, mais surtout en surfant sur sa pop brumeuse diablement efficace. 

- Félix Desjardins, collaboration spéciale

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