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Osheaga: «On a juste envie d’oublier»

La foule heureuse de célébrer sans restrictions lors de la deuxième journée du week-end d’Osheaga

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Kate Spree, Serena Hussein et leurs amis n’avaient pas la pandémie en tête lors de la deuxième journée du week-end.

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On se croirait dans une bulle au parc Jean-Drapeau cette fin de semaine. Les festivaliers semblent avoir laissé leurs soucis à l’entrée de l’enceinte, prêts à s’abandonner à leur insouciance et aux mélodies des 33 artistes au programme.

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Les organisateurs d’Osheaga ont fait appel à la prudence, à quelques jours du début du festival, même si tous auraient aimé ignorer l’éléphant dans la pièce qu’est la septième vague de COVID-19. Aucune mesure sanitaire n’était toutefois imposée aux 40 000 personnes attroupées, et il fallait chercher longtemps pour trouver une personne portant un couvre-visage.

« Puisque l’événement est dehors, on se sent plus à l’aise, note la spectatrice Jessica Aqui, qui en était à sa première expérience dans un festival. Pendant 30 minutes, je portais le masque et je l’ai enlevé... mais je pense encore à la pandémie. En même temps, c’est bien de voir un événement du genre où les gens peuvent laisser tout cela dans le passé. »

Jessica­­­ Aqui et Jenny Mai étaient fébriles, elles qui en étaient à leur premier festival.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Jessica­­­ Aqui et Jenny Mai étaient fébriles, elles qui en étaient à leur premier festival.

Diversité, inclusion et couleur

Ce laisser-aller était partagé par l’ensemble des festivaliers questionnés, qui semblaient pousser un soupir de soulagement après trois ans d’incertitude.

« Avec la pandémie dans les dernières années, on a juste envie d’oublier, de profiter avec nos amis et de retrouver tous les festivals et les événements comme avant », corrobore Zineb, le visage couvert de paillettes. 

Le festival Osheaga martèle un message sur ses tableaux indicateurs depuis son ouverture : être soi-même et de ne pas hésiter à afficher ses couleurs. 

Les participants ont suivi ce conseil à la lettre, revêtant des tenues autant colorées que provocatrices, par moment.

« Il y a un beau mix, constate Alexe Simard, en visite au parc Jean-Drapeau avec son copain Justin et leurs amis. Il y a beaucoup de diversité, il y a de tout ! [Et] il y a moins d’enfants que les autres années, ce que j’apprécie ! »

Les festivaliers de plus de 35 ans et de moins de 18 ans se faisaient effectivement rares. L’ouverture d’esprit et l’inclusivité – des valeurs phares de la génération Z, du moins à Montréal – étaient ainsi de mise.

« Je trouve ça génial que chacun s’habille comme il le veut, enchaîne Zineb. C’est agréable de voir beaucoup de couleurs dans un festival comme Osheaga. »

Selon son accompagnatrice, la native de la Grande-Bretagne Kate Spree, cette attitude est propre à Montréal, et non seulement au festival.

« C’est très accueillant, tout le monde a une bonne énergie et semble heureux. Je viens d’Angleterre, et quand je suis arrivée ici, j’ai remarqué que les Montréalais portent ce qu’ils veulent. Il n’y a aucune gêne. »

Cassandra Carreiro n’en est pas à sa première visite à Osheaga, se déclarant amoureuse de Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Cassandra Carreiro n’en est pas à sa première visite à Osheaga, se déclarant amoureuse de Montréal.

« J’adore Montréal, conclut Cassandra Carreiro, qui n’en était pas à sa première visite dans la métropole québécoise. [Osheaga] est toujours un espace sécuritaire. »

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